Un livre vendu à plusieurs centaines d’exemplaires sans que l’auteur ne touche de droits? Une intervention non rémunérée pour un documentaire de télévision? Une participation à un salon du livre ou à un plateau télévision sans le moindre remboursement de frais de transport (France 24, dont je présente des photos de certains de mes passages en plateau, m’a en revanche toujours remboursé ces frais) ? Une conférence -autre qu’un colloque universitaire ou de haut niveau- sans la moindre contrepartie financière, sans le moindre remboursement de ma venue?
Pour tous ces cas de figures, je dis : “non”!
Tous, à mes yeux, ces abus sont de scandales.
Récemment, un musée très en vue consacré au débarquement en Normandie m’a invité -de façon assez étrange au demeurant- à participer à un salon du livre qu’il organise, mais j’ai dû décliner car, outre l’incertitude que je puisse vendre les livres que je détiens personnellement, on refusait de prendre en charge les frais de transport (300 km aller-retour depuis Rouen, quand même, sans compter les péages…). Un comble de pingrerie quand on connaît le succès que connaît ce musée, mais aussi quand on sait qu’un auteur comme moi touche en général entre 0,50 € et 2,50 € par exemplaire vendu… Des organisateurs d’événements semblables sont autrement plus généreux… Heureusement!
Je me souviens aussi, lors d’un anniversaire du Débarquement, une des chaînes majeures de France Télévision me solliciter pour un documentaire consacré aux bombardements alliés. Lorsque, Mar email, j’ai évoqué une éventuelle rétribution (sans avancer de montant), mon interlocutrice n’a ni daigné me répondre à ce sujet, ni reprendre contact… Par contre, le documentaire est bien sorti, avec en final des noms d’historiens qui ont jugé acceptable de voir leur patronyme affiché en prime-time sans rien recevoir en échange.
De façon pas si surprenante, sept ans après, soit il y a à peine quelques jours, cette même chaîne me sollicite pour une interview en lien avec la sortie du prochain biopic de De Gaulle, sans doute du fait de mon ouvrage consacré à la Seconde Guerre mondiale au cinéma. Vous devinez la suite : mon email proposant des dates pour cette interview, qui abordait aussi la question ouverte de mes émoluments (je n’avançais aucun chiffre ) et des frais pour me rendre à Paris, est resté sans suite. Pas même la politesse d’une réponse négative (très fréquent chez les journalistes).
Il y aura toujours des auteurs ou des historiens, en mal de publicité, pour accepter de faire le travail des autres, mais aussi, pour la simple idée d’apparaître à l’écran ou dans un magazine, qui sont prêts à tout…
Alors que les journalistes de télévision, ainsi que les réalisateurs de documentaires, sont eux grassement rémunérés pour leurs tournages ou pour leurs émissions, il arrive que rien ne soit accordé aux historiens qui sont sur le plateau ou qui sont interviewés dans le documentaire. Je ne l’accepte pas. Il est tout à fait normal et justifié qu’une expertise, qui repose sur des années de travail et qui n’est pas à la portée de tous, se paye. Que seraient ces émissions de télévision ou ces documentaires sans ces historiens? Pour deux chaînes de télévision de premier plan, il m’est arrivé de n’être même pas remboursé de mes frais de transport alors que la promesse en avait été faite, la présentation visible des mes livres sur l’écran étant par ailleurs parfois escamotée.
Je pense aussi à ces journalistes qui vous sollicitent, sans vous citer (ou à peine), pour produire des articles qu’ils n’auraient pu rédiger sans vos connaissances précises sur le sujet. Bref, vous réaliser leur tâches mais sans, comme eux, être rémunérés pour cela. Heureusement, certains sont plus honnêtes. Ils font plusieurs fois référence à votre nom et vous citent à plusieurs reprises, à grand renfort de guillemets.
Je passe évidemment le cas des journalistes qui, par manque de souplesse invétéré, sont incapables de comprendre que vous avez votre propre emploi du temps pour caser une interview et pour lesquels l’usage de l’email semble contre-nature…
En certaines occasions, notamment au moment du 80e anniversaire, j’ai dû décliner des invitations à réaliser des conférences ou des séances de dédicaces, même s’il m’a parfois coûté de refuser car je sentais une sincérité dans l’invitation et que la perspective de me retrouver à tel ou tel endroit me réjouissais. Comment également accepter de tenir une conférence sans la moindre contrepartie autre que quelques signatures et le plaisir d’échanger avec des lecteurs? L’expertise, le temps de préparation, le transport…
Je terminerai par un ultime cas de malhonnêteté intellectuelle.
Il y a déjà quelques années, un éditeur établi en Normandie (que j’appréciais pourtant grandement et j’apprécie d’ailleurs toujours l’historien), qui n’existe plus et pour lequel je ne travaille donc plus, a refusé de me verser le moindre droits d’auteur pour la vente de mes livres -environ 1500 à cette date (sans doute plus un ou deux ans après), dont près de 500 pour l’un des ouvrages- au prétexte de difficultés financières, mais cette règle ne s’est pas appliquée à tous les auteurs ni à tous ses projets (l’intéressé ne s’interdisait d’ailleurs pas de s’octroyer des vacances à l’étranger). Doit-on accepter d’avoir travaillé pour rien? Même pas pour une somme symbolique, ne représentant qu’une partie de ce qui était dû? Le préjudice allait même au-delà car il s’étendait parallèlement à un retard -et refus- de verser les piges non payées, y compris un hors-série, soit une somme atteignant des milliers d’euros. Des heures de travail en pure perte… Une déconvenue qui était déjà survenue, des années plus tôt, avec une autre éditeur, de la côte méditerranéenne celui-là, sur une plus petite échelle, mais dénotant le même mépris des règles et de la correction et procédant de la même inhumanité. Depuis, seuls quelques libraires profitent (ou ont profité) des ventes des mes livres…
Un livre vendu à plusieurs centaines d’exemplaires sans que l’auteur ne touche de droits? Une intervention non rémunérée pour un documentaire de télévision? Une participation à un salon du livre ou à un plateau télévision sans le moindre remboursement de frais de transport (France 24, dont je présente des photos de certains de mes passages en plateau, m’a en revanche toujours remboursé ces frais) ? Une conférence -autre qu’un colloque universitaire ou de haut niveau- sans la moindre contrepartie financière, sans le moindre remboursement de ma venue?
Pour tous ces cas de figures, je dis : “non”!
Tous, à mes yeux, ces abus sont de scandales.
Récemment, un musée très en vue consacré au débarquement en Normandie m’a invité -de façon assez étrange au demeurant- à participer à un salon du livre qu’il organise, mais j’ai dû décliner car, outre l’incertitude que je puisse vendre les livres que je détiens personnellement, on refusait de prendre en charge les frais de transport (300 km aller-retour depuis Rouen, quand même, sans compter les péages…). Un comble de pingrerie quand on connaît le succès que connaît ce musée, mais aussi quand on sait qu’un auteur comme moi touche en général entre 0,50 € et 2,50 € par exemplaire vendu… Des organisateurs d’événements semblables sont autrement plus généreux… Heureusement!
Je me souviens aussi, lors d’un anniversaire du Débarquement, une des chaînes majeures de France Télévision me solliciter pour un documentaire consacré aux bombardements alliés. Lorsque, Mar email, j’ai évoqué une éventuelle rétribution (sans avancer de montant), mon interlocutrice n’a ni daigné me répondre à ce sujet, ni reprendre contact… Par contre, le documentaire est bien sorti, avec en final des noms d’historiens qui ont jugé acceptable de voir leur patronyme affiché en prime-time sans rien recevoir en échange.
De façon pas si surprenante, sept ans après, soit il y a à peine quelques jours, cette même chaîne me sollicite pour une interview en lien avec la sortie du prochain biopic de De Gaulle, sans doute du fait de mon ouvrage consacré à la Seconde Guerre mondiale au cinéma. Vous devinez la suite : mon email proposant des dates pour cette interview, qui abordait aussi la question ouverte de mes émoluments (je n’avançais aucun chiffre ) et des frais pour me rendre à Paris, est resté sans suite. Pas même la politesse d’une réponse négative (très fréquent chez les journalistes).
Il y aura toujours des auteurs ou des historiens, en mal de publicité, pour accepter de faire le travail des autres, mais aussi, pour la simple idée d’apparaître à l’écran ou dans un magazine, qui sont prêts à tout…
Alors que les journalistes de télévision, ainsi que les réalisateurs de documentaires, sont eux grassement rémunérés pour leurs tournages ou pour leurs émissions, il arrive que rien ne soit accordé aux historiens qui sont sur le plateau ou qui sont interviewés dans le documentaire. Je ne l’accepte pas. Il est tout à fait normal et justifié qu’une expertise, qui repose sur des années de travail et qui n’est pas à la portée de tous, se paye. Que seraient ces émissions de télévision ou ces documentaires sans ces historiens? Pour deux chaînes de télévision de premier plan, il m’est arrivé de n’être même pas remboursé de mes frais de transport alors que la promesse en avait été faite, la présentation visible des mes livres sur l’écran étant par ailleurs parfois escamotée.
Je pense aussi à ces journalistes qui vous sollicitent, sans vous citer (ou à peine), pour produire des articles qu’ils n’auraient pu rédiger sans vos connaissances précises sur le sujet. Bref, vous réaliser leur tâches mais sans, comme eux, être rémunérés pour cela. Heureusement, certains sont plus honnêtes. Ils font plusieurs fois référence à votre nom et vous citent à plusieurs reprises, à grand renfort de guillemets.
Je passe évidemment le cas des journalistes qui, par manque de souplesse invétéré, sont incapables de comprendre que vous avez votre propre emploi du temps pour caser une interview et pour lesquels l’usage de l’email semble contre-nature…
En certaines occasions, notamment au moment du 80e anniversaire, j’ai dû décliner des invitations à réaliser des conférences ou des séances de dédicaces, même s’il m’a parfois coûté de refuser car je sentais une sincérité dans l’invitation et que la perspective de me retrouver à tel ou tel endroit me réjouissais. Comment également accepter de tenir une conférence sans la moindre contrepartie autre que quelques signatures et le plaisir d’échanger avec des lecteurs? L’expertise, le temps de préparation, le transport…
Je terminerai par un ultime cas de malhonnêteté intellectuelle.
Il y a déjà quelques années, un éditeur établi en Normandie (que j’appréciais pourtant grandement et j’apprécie d’ailleurs toujours l’historien), qui n’existe plus et pour lequel je ne travaille donc plus, a refusé de me verser le moindre droits d’auteur pour la vente de mes livres -environ 1500 à cette date (sans doute plus un ou deux ans après), dont près de 500 pour l’un des ouvrages- au prétexte de difficultés financières, mais cette règle ne s’est pas appliquée à tous les auteurs ni à tous ses projets (l’intéressé ne s’interdisait d’ailleurs pas de s’octroyer des vacances à l’étranger). Doit-on accepter d’avoir travaillé pour rien? Même pas pour une somme symbolique, ne représentant qu’une partie de ce qui était dû? Le préjudice allait même au-delà car il s’étendait parallèlement à un retard -et refus- de verser les piges non payées, y compris un hors-série, soit une somme atteignant des milliers d’euros. Des heures de travail en pure perte… Une déconvenue qui était déjà survenue, des années plus tôt, avec une autre éditeur, de la côte méditerranéenne celui-là, sur une plus petite échelle, mais dénotant le même mépris des règles et de la correction et procédant de la même inhumanité. Depuis, seuls quelques libraires profitent (ou ont profité) des ventes des mes livres…
Transmettre l’Histoire: enseigner, publier…
Independant Tank Battalions en Normandie. Premiers combats, juin 1944.
LE “TOMMY” EN NORMANDIE. LE QUOTIDIEN.
Avril-mai 1943, l’offensive et la victoire finale des Alliés. “Strike” et “Vulcan”
Avril 1943, échec à Foundouk