Quel dommage que dès qu’on voit une croix gammée sur un vase grec, on songe immanquablement au II. Reich…
L’emblème met mal à l’aise. Il symbolise le mal absolu, suscite les images les plus insoutenables : celles de la Shoah, celles de l’univers concentrationnaire, celles d’Oradour-sur-Glane…
L’idéologie hitlérienne est exécrable, on enfonce-là une porte ouverte, bien qu’il soit des individus peu recommandables pour admirer des ténors du III. Reich, des leaders de la Waffen SS ou proférer des orientations politiques qui s’en inspirent.
Il reste que l’opprobre qui s’abat sur la représentation du signe choisi par les nazis comme emblème n’a, à mes yeux, pas lieu d’être. Pourtant, d’aucuns réclament «l’interdiction de manifestations permettant l’apologie de régimes totalitaires», ce qui est louable, mais, pour cela, envisagent d’interdire l’exhibition de toute croix gammée.
Une naïveté confondante : comme si montrer une croix gammée -ou encore écrire sur Hitler oui son armée- signifiait partager les valeurs du nazisme. Comme si la vue d’une croix gammée ou la lecture de Hitler pouvait transformer un quidam en nazi. Parfaitement ridicule. Faut-il la bannir aussi de la moindre couverture de livre? Masquer le brassard de Hitler?
J’ai été une fois censurée des mois durant sur Facebook pour l’en-tête d’un article représentant Hitler et son état-major, le texte, on s’en doute ne faisant nullement l’apologie de ces tristes sires. D’où le vase grec pour cet article…
Si l’interdiction des signes nazis portés jadis par les soldats de Hitler se justifie, et pas seulement lors des commémorations, le bannissement peut s’avérer ridicule et non avenu. C’est ainsi que les maquettistes, toujours soucieux d’être au plus près de la réalité, ont pu être lésés par l’absence de croix gammées pour les empennages de certaines maquettes japonaises d’avions du III. Reich… Que dire aussi de la disparition de l’étendard nazi de la couverture de l’Hanomag Sdkfz 251 de la marque Matchbox, représenté en pleine action dans le désert où l’utilisation du drapeau nazi (alors national pour la Wehrmacht) était monnaie courante ?
Une éradication qui est aussi visible sur des sites de ventes sur internet, comme ebay, et même dans certaines bourses aux armes dans lesquelles des vendeurs vont masquer les svastikas de leurs insignes allemands… Comme si l’exposition d’un insigne signifiait en partager les valeurs ou même posséder le moindre pouvoir prosélyte… Un enfant ne va pas devenir nazi ni les admirer au prétexte qu’il colle une croix gammée ou qu’il en voit une dans un magasin…
Dans un de ses gags consacrés à Gaston Lagaffe, Franquin met pourtant ces terribles paroles, ô combien injustes, dans la bouche de son héros gaffeur occupé à fabriquer un modèle réduit de Messerchmitt 110 : « Il paraît que ce sont les modèles à croix gammées qui ont le plus de succès… chez les malades. » (je me suis toujours senti visé…) Toutefois, la république fédérale allemande a récemment fait un pas en avant en autorisant les symboles nazis dans les jeux vidéos.
L’intérêt pour le régime nazi mais aussi pour l’armée allemande de Hitler par un large public est donc un fait. Il n’a rien d’obligatoirement idéologique. Il serait stupide, et même insultant, de supposer qu’il en va autrement. Ses emblèmes ne doivent pas être masqués, que ce soient dans un musée, un film, une BD ou une maquette, … Pour ce qui est des points de ventes -magasins, bourses, brocantes, etc- je pense que, sauf si le vendeur fait montre d’apologie du nazisme, il ne devrait y avoir aucune censure.
Ne pas céder aux mirages des révisionnistes et autres admirateurs de tenues Feldgrau (admirer n’a pas la même signification que s’intéresser), et, surtout, faire siennes l’idéologie raciste des nazis est avant tout une question d’éducation, de milieu, d’esprit critique, et nullement l’affaire d’exiger une croix gammée ou de publier “Mein Kamp” (livre indigeste au demeurant, voire une perte de temps : il vaut mieux lire sa critique).
Le German Bias ne représente au pire un danger potentiel uniquement pour ceux qui sont influençables ou mal informés : et encore, à condition que les textes soient outrageusement partiaux, fascisants (il y en a, hélas) et que le lecteur soit prédisposé à y accorder foi.
Faut-il bannir la croix gammée?
Quel dommage que dès qu’on voit une croix gammée sur un vase grec, on songe immanquablement au II. Reich…
L’emblème met mal à l’aise. Il symbolise le mal absolu, suscite les images les plus insoutenables : celles de la Shoah, celles de l’univers concentrationnaire, celles d’Oradour-sur-Glane…
L’idéologie hitlérienne est exécrable, on enfonce-là une porte ouverte, bien qu’il soit des individus peu recommandables pour admirer des ténors du III. Reich, des leaders de la Waffen SS ou proférer des orientations politiques qui s’en inspirent.
Il reste que l’opprobre qui s’abat sur la représentation du signe choisi par les nazis comme emblème n’a, à mes yeux, pas lieu d’être. Pourtant, d’aucuns réclament «l’interdiction de manifestations permettant l’apologie de régimes totalitaires», ce qui est louable, mais, pour cela, envisagent d’interdire l’exhibition de toute croix gammée.
Une naïveté confondante : comme si montrer une croix gammée -ou encore écrire sur Hitler oui son armée- signifiait partager les valeurs du nazisme. Comme si la vue d’une croix gammée ou la lecture de Hitler pouvait transformer un quidam en nazi. Parfaitement ridicule. Faut-il la bannir aussi de la moindre couverture de livre? Masquer le brassard de Hitler?
J’ai été une fois censurée des mois durant sur Facebook pour l’en-tête d’un article représentant Hitler et son état-major, le texte, on s’en doute ne faisant nullement l’apologie de ces tristes sires. D’où le vase grec pour cet article…
Si l’interdiction des signes nazis portés jadis par les soldats de Hitler se justifie, et pas seulement lors des commémorations, le bannissement peut s’avérer ridicule et non avenu. C’est ainsi que les maquettistes, toujours soucieux d’être au plus près de la réalité, ont pu être lésés par l’absence de croix gammées pour les empennages de certaines maquettes japonaises d’avions du III. Reich… Que dire aussi de la disparition de l’étendard nazi de la couverture de l’Hanomag Sdkfz 251 de la marque Matchbox, représenté en pleine action dans le désert où l’utilisation du drapeau nazi (alors national pour la Wehrmacht) était monnaie courante ?
Une éradication qui est aussi visible sur des sites de ventes sur internet, comme ebay, et même dans certaines bourses aux armes dans lesquelles des vendeurs vont masquer les svastikas de leurs insignes allemands… Comme si l’exposition d’un insigne signifiait en partager les valeurs ou même posséder le moindre pouvoir prosélyte… Un enfant ne va pas devenir nazi ni les admirer au prétexte qu’il colle une croix gammée ou qu’il en voit une dans un magasin…
Dans un de ses gags consacrés à Gaston Lagaffe, Franquin met pourtant ces terribles paroles, ô combien injustes, dans la bouche de son héros gaffeur occupé à fabriquer un modèle réduit de Messerchmitt 110 : « Il paraît que ce sont les modèles à croix gammées qui ont le plus de succès… chez les malades. » (je me suis toujours senti visé…) Toutefois, la république fédérale allemande a récemment fait un pas en avant en autorisant les symboles nazis dans les jeux vidéos.
L’intérêt pour le régime nazi mais aussi pour l’armée allemande de Hitler par un large public est donc un fait. Il n’a rien d’obligatoirement idéologique. Il serait stupide, et même insultant, de supposer qu’il en va autrement. Ses emblèmes ne doivent pas être masqués, que ce soient dans un musée, un film, une BD ou une maquette, … Pour ce qui est des points de ventes -magasins, bourses, brocantes, etc- je pense que, sauf si le vendeur fait montre d’apologie du nazisme, il ne devrait y avoir aucune censure.
Ne pas céder aux mirages des révisionnistes et autres admirateurs de tenues Feldgrau (admirer n’a pas la même signification que s’intéresser), et, surtout, faire siennes l’idéologie raciste des nazis est avant tout une question d’éducation, de milieu, d’esprit critique, et nullement l’affaire d’exiger une croix gammée ou de publier “Mein Kamp” (livre indigeste au demeurant, voire une perte de temps : il vaut mieux lire sa critique).
Le German Bias ne représente au pire un danger potentiel uniquement pour ceux qui sont influençables ou mal informés : et encore, à condition que les textes soient outrageusement partiaux, fascisants (il y en a, hélas) et que le lecteur soit prédisposé à y accorder foi.
« Lili Marleen »: le « tube » de la Seconde Guerre mondiale
L’erreur pour un auteur de n’avoir qu’une connaissance partielle de la Seconde Guerre mondiale
WERNER MARCKS
ALEXANDER STARK
RUDOLF LANG