Seconde Guerre Mondiale WWII

10. Panzer-Division (décembre 1942)

Une 3e division de Panzer en Afrique

Benoît Rondeau Copyright

Kommandeure

2 août 1941-1er février 1943 : Generalleutnant Wolgang Fischer (+)

1er février 1943-12 mai 1943 Generalmajor Fritz Freiherr von Broich (POW)

Ritterkreuze : 4

Composition de l’unité (1er janvier 1943) :

Panzer-Regiment 7

Panzer Grenadier Regiment 69 

Panzer Grenadier Regiment 86 

Panzerjäger Abteilung (mot) 90

Sturmregiment «Hermann Goering » (mot) (LW)

Afrika-Marsch-Bn A4

Artillerie-Regiment (mot) 90

Flak-Gruppe Böhmer (LW)

Kradschützen-Bn (mot) 10

Pionier-Bn (mot) 49

Unités de soutien

Composition de l’unité  (mars 1943) :
Panzer Regiment 7 
Panzer Grenadier Regiment 69 
Panzer Grenadier Regiment 86 
Artillerie Regiment(mot) 90

Panzer-Aufklärungs-Abteilung 10 (Kradschützen Bataillon(mot)avec le 90. Aufkl Abt 10) 
Panzerjäger Abteilung(mot) 90 
Pionier Bataillon(mot) 49
Heeres Flak Artillerie Abteilung 302 (ex 4/ Art Regiment 90)

Unités de soutien

Les Sturmgeschütze de la 5. Panzerarmee

          Commandée par l’Hauptmann Benz, la 1ère batterie de la Sturmgeschütze-Brigade 242 parvient en Afrique avec quatre Sturmgeschütze III F/8, deux engins étant perdus en mer lors du transfert vers le continent africain. Ces canons d’assaut sont affectés à l’Artillery-Regiment. 90, normalement organique à la 90. Leichte-Division, et, donc, renommé StuG Batterie 90 ou encore selbständige Sturmgeschütz-Batterie « Afrika ». L’unité n’est pas envoyée vers la division alors en retraite en Libye mais elle est déployée en Tunisie où l’urgence de la situation exige d’y envoyer tous les renforts disponibles. Ces Sturmgeschütze sont auprès du régiment Barentin, mais aussi dans le secteur central, avec la 10. Panzer-Division auxquels ils sont rattachés. Une Sturmgeschütz-Batterie/Panzer-Artillerie-Regiment 90participe ainsi à l’opération « Frühlingswind » au sein du Kampfgruppe Reimann.

            La puissante 10. Panzer-Division du Generalleutnant Fischer arrive fin novembre (122 de ses Panzer parviennent en Afrique). Forte de 122 Panzer (19 Pz II, 89 Pz III, 8 Pz IV, 6 BefehlPz ; 33 autres Pz ont coulé en route), elle constituera la force de frappe principale de Nehring puis d’Arnim (en comptant les engins de remplacement, 442 Panzer et Sturmgeschütze arrivent en Afrique entre le 1er novembre 1942 et le 1er mai 1943, la grande majorité en Tunisie). Elle monte d’abord en ligne au sud de la Division « von Broich », assurant ainsi la sécurité de Tunis, avant que la 334. ID ne s’intercale entre les deux formations en janvier 1943. Des unités diverses seront rattachées aux Kampfgruppen de la division au cours de la campagne, y compris les plus petites n’alignant que quelques dizaines d’hommes comme la Kampfstaffel O.B. de la Luftwaffe (30 hommes) ainsi que la Kompanie-Kesselring-Stabswache. Les premiers éléments à peine débarqués, l’urgence de la situation dicte à Nehring de lancer la 10. Panzer dans une contre-attaque visant à reprendre Tébourba aux Alliés. Les combats commencent le 1er décembre et les Panzerrencontrent dès le début de francs succès dans leurs duels avec leurs homologues anglais et américains. Si la ligne des défenseurs ne plie pas, c’est avant tout grâce à l’intervention de l’artillerie et de l’aviation. Menacés d’encerclement par les Kampfgruppen de la 10. Panzer au nord et par le FJR 5 soutenus par des Tiger et diverses unités au sud et à l’est, les Alliés sont contraints de renoncer à Tébourba qu’ils évacuent après avoir subi de lourdes pertes. 

La tête de pont est donc provisoirement sauvée et les Allemands, sous la direction d’Arnim qui a pris en charge le front de Tunisie en qualité de Kommandeur du Pz AOK 5, poursuit l’effort en direction de Medjez-el-Bab. Précédé par de puissants Tiger, le Kampfgruppe s’avance vers l’objectif depuis Massicault mais 4 Panzer IV sont détruits par les tirs redoutablement ajustés des antichars de la 8e compagnie du III/62e RAA. Une attaque de flanc de blindés légers Stuart est cependant repoussée sans mal mais Arnim doit stopper la contre-attaque. Le bilan est cependant très lourd pour les Alliés, notamment au CCB de la 1st US Armored Division, qui a perdu la plus grande partie de son équipement. Les soldats de la 10. Panzer-Division ont tôt fait de récupérer à leur compte l’important matériel tombé entre leurs mains, plus particulièrement les véhicules : une pratique qui se retrouvera en février 1943 avec le butin saisi au cours de la bataille de Kasserine.

Le mauvais temps pousse Arnim a renoncer à toute offensive majeure pour le reste du mois de décembre et le début du mois de janvier. La division ne reste pas inactive puisque son Panzer-Grenadier-Regiment 69 et quelques blindés participent à la reconquête et à la sécurisation pour quatre mois du Djebel Ahmera, soit « Longstop Hill » pour les Alliés et la colline de Noël, « Weihnachtsberg », pour les Allemands. Toutefois, afin de sécuriser d’importants cols commandant la plaine côtière et pour assurer la sécurité des lignes de communications avec l’armée de Rommel qui se rapproche de la Tunisie, le Pz AOK 5 lance l’opération « Eilbote I ». Si la 10. Panzer se heurte à un fort parti dans son attaque secondaire lancée devant Bou Arada, le 2. Abteilung de son Panzer-Grenadier-Regiment 69 intègre le Kampfgruppe Weber (de la 334. ID) à qui échoie les opérations principales. L’offensive s’avère être un plein succès, infligeant de lourdes pertes aux Alliés, plus particulièrement les Français. Peu après, le 1er février, le GeneralleutnantFischer meurt des suites de ses blessures après que son véhicule ait malencontreusement sauté sur une mine d’un champ italien mal signalé. Il est remplacé par Broich qui cède le commandement de sa division à Manteuffel.

L’offensive « Frühlingswind » lancée le 14 février est le préliminaire de ce qui passera à la postérité sous le nom de « bataille de Kasserine ». C’est pourtant à Sidi-Bou-Zid, à l’ouest du col du Faïd, que le plus grand succès tactique est remporté par les 10. et 21. Panzer-Divisionen (soit environ 202 Panzer mais un bataillon de la 10. Panzer reste déployé dans le nord tunisien), placées sous le commandement du General Ziegler, qui seconde Arnim au Pz AOK 5. Une opportune tempête de sable aide les Allemands dans leur progression vers les lignes américaines et leur accorde une surprise tactique bienvenue. L’attaque de la 10.Panzer-Division, avec les Kampfgruppen Reimann et Gerhardrt, s’abat sur le Djebel Lessouda au nord, dont les défenses sont vite réduites. La 21.Panzer-Division attaque pour sa part depuis le sud, esquissant ainsi une manoeuvre d’enveloppement. Le CCA intervient alors vers le Djebel Lessouda mais, pris à partie par les Panzer, dont 2 « Tiger », et les 8,8 cm, les Américains enregistrent la perte de 44 chars et de 15 automoteurs M7 « Priest » de 105 mm. Seuls 7 chars moyens américains ont échappé au carnage qui s’est abattu sur les trois compagnies engagées. Les Allemands, soutenus par une Luftwaffe très présente dans le ciel, ne déplorent que des pertes très légères. Le lendemain, le CCC de la 1st US Armored Division contre-attaque dans le secteur du Djebel Hamra. Pilonné par l’artillerie et les Stukas, les fantassins et les tankistes américains sont en très mauvaise posture quand apparaissent les blindés de la 10. Panzer au nord et ceux de la 21. Panzer au sud. Les Américains sont tombés dans le piège ! L’infanterie doit se réfugier en toute hâte pour échapper à l’encerclement mais les blindés américains subissent un carnage : seuls 4 Sherman échappent au désastre sur les 66 engagés. La journée du 15 février s’achève donc par un désastre complet de l’armée américaine. Les Allemands ont quant à eux perdu 13 Panzer IV et une quinzaine de canons. Ziegler n’attaque pourtant pas Sbeitla à la suite du  succès remporté et refuse de marcher la nuit, comme le souhaite Rommel.  Ce répit permet aux Américains de renforcer leurs positions autour de la petite ville. Ziegler devant Sbeitla au crépuscule du 16 février. Avec quelques Panzer, les Allemands décident de tâter les défenses américaines. Ce n’est que 17 février que l’attaque à proprement parler commence et elle n’est menée que par la seule21. Panzer-Division d’Hildebrandt puisqu’Arnim et Ziegler ont les yeux fixés sur Pichon et Fondouk où il dépêchent la 10. Panzer, qui ne parvient toutefois pas à empêcher le repli du XIXe Corps français de Koeltz. Les deux hommes n’envisagent en effet « Frühlingswind » que comme une action sans visée stratégique de premier ordre alors qu’au même moment Rommel commence à changer d’opinion et envisage au contraire d’infliger une cuisante défaite aux Américains et de s’emparer de Tébessa, plaque-tournante majeure de la logistique alliée. Un tel succès obligerait à un retrait total de Tunisie et un gain de plusieurs mois avant une offensive d’Eisenhower.

Si le plan ambitieux de Rommel n’est pas avalisé par le Comando Supremo, Kesselring enjoint pourtant à un Arnim furieux de rétrocéder la 21. Panzer à Rommel et de lui envoyer de surcroît la 10. Panzer-Division, unité pourtant maîtresse du dispositif du Pz AOK 5 alors même qu’Arnim projette d’intervenir dans le nord de la Tunisie (opération « Kuckucksei »). Ce dernier garde une partie de la 10. Panzer et tous les Tiger, une initiative déplorable qui a pesé lourd sur l’offensive de Rommel. Pis, la 10. Panzer, en réserve à Sbeitla, prête à exploiter une percée à Sbiba ou à Kasserine, intervient trop tardivement alors que la Kampfgruppe de l’Afrika Korps piétine devant Kasserine. Le col ne sera donc pris que dans l’après-midi du 20 février, soit cinq jours après la retentissante victoire de Sidi-bou-Zid. Après le passage du col, Rommel ordonne au Kampfgruppe de la 10. Panzer-Division, réduit à 30 Panzer et 20 canons automoteurs (essentiellement des Marder III vraisemblablement), de se diriger vers Thala en repoussant la 26th Armoured Brigadeanglaise de Dunphie. Le soir, abusant les Britanniques en faisant précéder une colonne par un « Valentine » capturé, les Allemands entrent dans les positions défensives devant Thala. Il s’ensuit une mêlée confuse de trois heures. Les Allemands se retirent toutefois, ayant capturés 700 Britanniques et détruit 38 chars et 28 canons. Comme à Sidi-bou-Zid, Broich n’exploite pas le succès, abusé en partie par le sacrifice des derniers tanks anglais qui se lancent à l’assaut des positions allemandes. Broich se trompe en y voyant un prélude à une contre-attaque d’envergure et en estimant que Thala est alors fortement défendue. La 10. Panzer manque de peu de remporter un succès d’importance. Entre-temps, des renforts conséquents parviennent aux défenseurs de Thala, rendant toute nouvelle tentative impossible. Rommel, à contrecoeur, donne l’ordre du repli. Les Américains reprennent possession du col de Kasserine dès le 26 février. Ce même jour, quelques éléments de la 10. Panzer-Division sont lancés à l’assaut des positions adverses dans le nord tunisien dans le cadre de l’opération « Ochsenkopf ». Au sein du Gruppe Lang, Arnim engage le II/PZ Rgt 7 (moins une compagnie) et le s. PZ Abt 501 (depuis le 25 février, le s. Panzer-Abteilung 501 est en fait devenu le III/ Pz-Rgt 7) dans le Gruppe Lüder et le I/PZ Gren-Rgt 86 dans le Gruppe Haut. En soutien de la « Hermann Goering », la 10. Panzerfournit le I/PZ Gren-Rgt 69 ainsi qu’une compagnie du II/PZ Rgt 7 pour le Gruppe Kleebergl’un des sous-groupements du Gruppe Schmid. Dans le secteur de Medjez-el-Bab, des infiltrations menées par le Pz-Gren-Rgt 69 et le I/86 IR permettent d’obtenir un premier succès de courte durée puisque les Allemands doivent concéder à nouveau le terrain pris. Plus au nord, c’est un désastre qui s’abat sur les Panzer attaquant au-delà de Sidi Nsir, sur la route de Béja. Au 4 mars, quant un terme est mis à l’offensive, plus de 70 blindés sont perdus pendant l’opération « Ochsenkopf »,probablement 22 détruits et 49 endommagés.

Tous ces éléments de la 10. Panzer-Division font défaut à l’unité lorsque, deux jours plus tard, le 6 mars, Rommel lance l’opération « Capri » contre la 8th Army avec à peine 140 Panzer au sein des 10., 15. et 21. Panzer-Divisionnen. L’assaut de la 10. Panzer-Division tourne court après que cinq chars aient été détruits coup sur coup. Plus tard dans l’après-midi, un rapport erroné mentionne que la 10. Panzer est parvenue à pénétrer les lignes adverses mais, globalement, les trois divisions de Panzer du DAK sont stoppées par la puissance de feu d’un adversaire admirablement retranché. Après trois assauts infructueux, Rommel décide d’arrêter l’offensive. Débutée à 6 heures du matin, l’opération « Capri » s’achève dès 17 heures sur un cinglant échec. La Wehrmacht a perdu 640 hommes et entre 44 et 56 Panzer au cours de cette ultime attaque.

Le 22 mars, une poignée de combattants germano-italiens, dont 80 soldats de l’Afrika Korps, issus de la Kampstaffel de Rommel, mettent en défense Djebel Naemia, à l’est de Maknassy, et stoppent la 1st US Armored Division qui viennent de s’emparer de Sened. Le 23 mars, la colline n’est toujours pas prise tandis que le djebel voisin est reconquis en partie par les Germano-Italiens pourtant attaqués à 10 contre 1 et appuyés par une unique pièce de 8,8 cm face à des attaquants qui disposent potentiellement de 225 tanks. Les défenseurs sont rapidement renforcés par le puissant Kampfgruppe Lang (le Kommandeur du Panzer-Grenadier-Regiment 69): entre 8 et 9 Tiger, 15 à 19 Panzer, de l’artillerie lourde et trois bataillons de fantassins allemands dont les I./ Panzer-Grenadier-Regiment 69 et I./Panzer-Grenadier-Regiment 86 de la 10. Panzer (ainsi que l’Afrika-Bataillon 26). Le 25 mars, un nouvel assaut est repoussé de justesse. La défense, qui n’aurait vraisemblablement pas résistée sans l’appui de la 10. Panzer et du schweres Panzer-Abteilung 504, inflige une sévère correction à la 1st US Armored : début avril, les pertes de celle-ci depuis la reprise des Sened atteignent 1 685 hommes ainsi que 40 chars détruits. 

Entre-temps, Arnim a envoyé le gros de la 10. Panzer-Division -soit deux bataillons d’infanterie, un bataillon de motocyclistes et l’intégralité du régiment de Panzer– renforcer la Centauro dans le secteur d’El Guettar. Une poussée du IInd US Corps depuis cette zone jusqu’à Gabès signifierait l’encerclement et la destruction de la 1a Armata de Messe qui résiste alors à Montgomery devant la ligne « Mareth » et El Hamma. Le 23 mars, la 10. Panzer-Division (57 Panzer et autant d’engins blindés) lance une attaque puissante contre la 1st US ID à El Guettar. Les premiers succès allemands laissent craindre un instant une répétition de la défaite de Kasserine: deux bataillons d’artillerie et de nombreuses unités d’infanterie sont bousculées par les Panzer. C’est alors que sort de la bataille tourne à l’avantage des Américains. Les Panzer s’engouffrent en effet dans un champ de mines couvert par les feux de l’artillerie et des Tanks Destroyers. 38 blindés allemands sont touchés, la moitié étant récupérée par la suite. Les Américains perdent de leur côté 31 Tanks Destroyers, dont 9 M10, dont c’est le baptême du feu, ainsi que 12 pièces d’artillerie. La lutte est disputée : 3 000 obus de 75 mm et 50 000 cartouches de mitrailleuses ont été tirés par le seul 601st Tank Destroyer Battalion.

L’échec de l’attaque allemande ne signifie pourtant pas que la route de Gabès est ouverte pour Patton. La 10. Panzer-Division et la Centauro mettent à profit le terrain du Djebel Berda, parcouru d’oueds, scarifié de canyons et de crêtes, pour ériger de solides défenses, particulièrement sur la colline 365, hérissée de tranchées, de nids de mitrailleuses et n’alignant pas moins de 10 antichars de 75 mm. Les Américains, qui ne disposent d’aucune carte détaillée du secteur, attaquent donc dans une zone désolée particulièrement propice à la défense. Les Américains échouent à percer, d’autant plus que les positions antichars de la 21Panzer-Division, qui a rejoint le secteur, détruisent 15 blindés américains en quelques minutes. 22 chars et Tanks Destroyers sont perdus en vain en trois jours d’attaques infructueuses opérées par la Task Force Benson, groupe de combat constitué pour l’occasion autour de la 1st US Armoured Division. L’Afrika Korps reste trop coriace pour les GI’s. La tournure des événements sur l’oued Akarit où la 8th Army enfonce la dernière ligne de résistance de l’Axe dans le sud tunisien oblige Broich à esquiver l’adversaire en rompant le contact avec les Américains. Le repli est organisé de main de maître, notamment par le comte Stauffenberg, alors Ia de la division. La victoire difficilement remportée par Croker à Fondouk survient trop tardivement pour couper la ligne de retraite de la 10. Panzer-Division qui se rétablit à l’arrière du front au niveau de Medjez-el-Bab, constituant une réserve pour le Pz AOK 5

L’opération « Strike » frappe de plein fouet la 10. Panzer qui, en réserve, intervient face à la poussée alliée. Si la fin semble proche, les combats sont toujours aussi acharnés et le terrain est âprement disputé. En deux jours, les Germano-Italiens revendiquent avoir détruits 162 tanks britanniques, 24 canons, 67 véhicules et 23 avions. La 10. Panzer n’aligne plus que 25 blindés opérationnels, chiffre qui remonte à 55 Panzer au 25 avril en raison de renforts cédés par la 1a Armata. La division ne dispose plus que d’une demi-unité d’approvisionnement, limitant son rayon d’intervention à une cinquantaine de kilomètres. Les armées de l’Axe ne disposent plus de munitions que pour quelques jours et de rations pour une semaine au plus. Début mai, si l’avance alliée semble stagner, la défense des troupes d’Arnim a consommé les dernières réserves de carburant. Les Panzer de l’ensemble des formations blindées, ce qui inclut donc le Panzer-Regiment 7 de la 10. Panzer-Division, sont regroupés au sein du Kampfgruppe Irkens. L’unique réserve tactique mobile encore à disposition d’Arnim se limite au seul Auflklärungs-Abteilung de la 10. Panzer. Les combats de mai s’éternisent plus d’une semaine mais ne constituent plus qu’un baroud d’honneur. Au nord de Bizerte, les 7 derniers Panzer sont enterrés en casemates lorsque les réservoirs sont à sec. Les Panzerschütze accompliront leur devoir jusqu’au bout : il feront feu jusqu’à épuisement des munitions.