Seconde Guerre Mondiale WWII

Avril 1943, l’oued Akarit

Une nouvelle ligne de défenses à percer pour la 8th Army

Benoît Rondeau Copyright

Une nouvelle ligne de défenses à percer pour la 8th Army

La 8th Army parvient sur l’oued Akarit, que les Alliés appellent « Gabes Gap », dont « Monty » espérait s’emparer dans la foulée de la prise des positions de Tarhouna-Homs et de Tripoli, ce qui fût contrecarré par la mise en défense de la ligne Mareth. La ligne de l’oued Akarit est une position naturellement forte, que Rommel préférait à celle de Mareth car elle confère le triple avantage d’une étroitesse de front plus marquée, d’un contournement par le flanc impossible (en raison des chotts, les lacs salés) et de lignes de communications très courtes avec l’AOK 1. Le front se limite à tout au plus 15 km entre la mer et le Djebel Fatnassa et le Chott el Fedjaj. Au centre, le Djebel Roumana (colline 170), qui domine un champ de bataille parfaitement plat. L’oued Akarit est plus abrupt entre la côte et la route Gabès-Sfax, soit les cinq premiers kilomètres de front. C’est le secteur tenu par la division Giovani Fascisti, du 20° Corpo, la 90. Leichte (la seule unité aux effectifs encore dignes d’une division) assurant avec deux bataillons la défense de la route, artère vitale qu’il faut interdire aux Britanniques. De la route au Djebel Roumana, l’oued est renforcé par un fossé antichar, une double rangée de champs de mines (4000 en tout) et des « jardins du diables » plus petits disséminés devant telle ou telle position majeure. Ce secteur est défendu par Trieste jusqu’au Djebel Roumana, le front étant ensuite assuré par la division La Spezia jusqu’au Djebel Fatnassa (colline 275). La partie ouest du front, soit le flanc gauche d’attaque de la 8th Army, présente un aspect bien différent, consistant en une série de collines plus ou moins escarpées, sur près de deux kilomètres de profondeur, bordées par l’infranchissable chott. Cette partie du front est du ressort du XXI° Corpo : la division Pistioia, puis la 164. Leichte Division et, à l’extrémité du front, le groupe saharien italien. Partout, les pluies récentes ont rempli d’eau les oueds et les fossés antichars, ajoutant à la solidité des positions. Si Messe commande à 106 000 soldats, les pertes essuyées depuis le mois de janvier ne laissent plus suffisamment de troupes pour espérer tenir indéfiniment la ligne. Pis, Messe doit parer à un autre danger : les 10. et 21. Panzer-Divisionen ne font plus face aux Britanniques mais sont engagées contre les Américains de Patton. Outre le Panzer-Grenadier-Regiment 200 en arrière du Djebel Roumana et le Panzerjäger-Abteilung 190 et le Panzer-Grenadier-Regiment 361 en arrière du Fatnassa, la seule véritable réserve reste la 15. Panzer-Division, soit 22 Panzer opérationnels, installés dans les champs d’oliviers qui procurent quelque camouflage contre les incursions incessantes de la Desert Air Force. Messe bénéficie toutefois de l’appoint des batteries de 8,8 cm de la 19. Flak-Division. Il en dispose 28 dans un rôle purement antichar et en garde 35 autres pour un double emploi Flak/Pak : de quoi contrecarrer tout assaut mené par des Sherman. Le 4 avril, Arnim célèbre son anniversaire. Si Kesselring se montre comme à l’accoutumée par trop optimiste, déclarant que la position d’Akarit et solide et tiendra, Arnim est plus circonspect : il n’a pas confiance en la combativité des Italiens. Quant à Ambrosio et Messe, ils entendent sauver leur armée dès lors que les positions seront enfoncées.

            Le plan retenu est sans originalité : l’infanterie du XXX Corps (4th Indian, 51st Highland et 50th Northumbrian ID) mène l’assaut, particulièrement à l’ouest de la route Gabès-Sfax, et opère une brèche, l’exploitation étant ensuite assurée par les unités blindées du X Corps (1st Armoured Division et 2nd New Zealand Division et sa brigade blindée), soit pas moins de 500 tanks, la 7th Armoured Division étant tenue en réserve. Oliver Leese, chef du XXX Corps, insère la 50th ID dans le dispositif d’attaque (en fait la seule 69th Brigade, les pertes ayant été trop lourdes à Mareth), là où son supérieur n’entendait engager que les 4th Indian et 51st Highlands ID. Le 1st Royal Susex Regiment procède à quelques reconnaissances dès la nuit du 31 mars, afin de déterminer avec précision le dispositif adverse. Ce sont aussi ces patrouilles préalables qui poussent les commandants de divisions à faire admettre à leurs supérieurs que la division indienne doit mener une attaque préliminaire silencieuse avant l’entrée en action de la 50th ID. En effet, il est apparu que les défenseurs du Fatnassa ont surestimé les difficultés de progression d’un assaillant qui emprunteraient les pentes frontales, de sorte que les plans de feu des armes lourdes sont essentiellement orientés en contrebas vers l’ouest ou vers l’est. Ces reconnaissances ont aussi pour but de déterminer avec précision les zones de liaisons entre les troupes allemandes et les troupes italiennes. Rien n’étant laissé au hasard, on procède à la reconstitution minutieuse sur une table de sable de l’ensemble collinaire auquel va s’attaquer la 4th Indian Division du général Tuker. En s’allongeant sous certains angles devant ce remarquable modèle réduit, les officiers sont ainsi à même de percevoir exactement la topographie du terrain qu’ils auront devant leurs yeux à tel ou tel moment de l’assaut.

Montgomery ne peut bénéficier cette fois-ci du luxe d’une attaque à la faveur de la pleine lune, car cela signifierait retarder l’assaut jusqu’au 15 avril, délai que l’ennemi mettrait à profit pour se renforcer. L’attaque est fixée dans la nuit du 5 au 6, une manière de surprendre l’ennemi qui s’attend à ce que la 8th Army suive sa procédure habituelle. De fait, Messe, Bayerlein et Sponeck s’accordent tous pour affirmer que l’assaut aura lieu au cours de la 3esemaine d’avril et qu’il visera le Djebel Roumana. Les opérations aériennes menées entre le 29 mars et le 5 avril sont déterminantes pour la bataille qui se prépare. La Desert Air Force empêche toute mission d’observation aérienne ennemie, tandis que les chasseurs-bombardiers en maraude représentent un péril mortel quasi-permanent. Du 29 mars au 1er avril, la Desert Air Force mène 2 630 sorties et ne perd que 13 appareils, contre 51 à l’Axe. La supériorité des escadrilles de la DAF n’empêchent cependant pas toute incursion de l’aviation ennemie, ainsi des Stukas qui frappent le 11th Field Artillery Regiment. Montgomery lance par ailleurs une feinte sur son flanc gauche, dans le secteur du Chott el Fedjadj, avec des éléments du X Corps, en l’occurrence la 1st Armoured Division qui intervient en direction du col d’Haidoudi dès l’après-midi du 5 avril, au grand dam de Tuker qui craint que ne soit éventé la date de l’assaut, à tout le moins que l’ennemi soit sur ses gardes. 

L’opération Scipio

L’audacieuse attaque menée dans une nuit d’encre par le 1/2nd Gurkhas constitue l’acte inaugural de l’opération Scipio. Kukris en main, les vaillantes troupes népalaises surprennent les Italiens et se fraient un chemin à travers les ravins et les pentes escarpées, sous la direction inspirée de cadres téméraires tels que le Sudebar Lalbahadur Thapa, recommandé pour la Victoria Cross pour ses faits d’armes. Ce succès permet à la 5th Indian Brigade de poursuivre l’avantage et de s’emparer de l’importante hauteur d’El Meida, après avoir pénétré sur 3 kilomètres les lignes du Fatnassa, s’emparant d’un crête après l’autre et capturant dans le processus pas moins de 2 000 défenseurs italiens. Les Punjabis du lieutenant-colonel Hugues, au cri de « Allah Hou Akbar », frappent de même sur le flanc gauche, s’emparant de plusieurs crêts et de 800 hommes de la Pistoia

Partout, la vue des lames des armes blanches se conjuguent au explosions des grenades, des rafales d’armes automatiques et des traçantes qui zèbrent le ciel noir, jusqu’à ce que les assaillants atteignent les sommets des collines qui constituent leurs objectifs. Au petit matin du 6 avril, la majeure partie du Djebel Fatnassa est entre les mains des Gurkhas. Les sapeurs britanniques s’emploient à déminer les passages au pied de la colline, tandis que les véhicules de la 50th Northumbrian ID et le 3 RTR attendent de pouvoir passer à l’action. « Pour un moment, observe le Captain Lucas-Philips., tout fût silencieux. »

L’offensive proprement dite débute à 4 heures 15 du matin avec l’habituel bombardement d’artillerie préliminaire, soit 450 pièces frappant le secteur du Djebel Roumana. Le général Messe décrit un « ouragan apocalyptique d’acier et de feu. » En dépit du formidable observatoire d’artillerie dont ils bénéficient avec les djebels, la réplique de l’artillerie germano-italienne est pour le moins mesurée… Tandis que les 50th et 51st ID se lancent à l’assaut, la 152nd Brigade (5th Queen’s Own Cameron Highlanders et 5th Seaforth Highlanders) de la seconde ayant pour objectif l’éminence du Roumana, la 201st Guards Brigade oriente sa poussée en direction de la route côtière (ses opérations ont débuté dès le matin du 6 pour leurrer l’ennemi), afin de prévenir toute contre-attaque et, également, être en mesure d’opérer toute opportunité d’exploitation. Le 7th Argyll and Sutherland Highlanders de la 154th Brigade, sur le flanc droit du Roumana, traverse l’oued Akarit et le fossé antichar, usant pour ce faire d’échelles de cordes et des dos d’infortunés prisonniers italiens (elle en capture 2 000). 

            A 8 heures, les Highlanders se sont emparés baïonnette au canon du Djebel Roumana. Toutefois, entre cette position et le Djebel Fatnassa, la 50th ID s’enlise face à une défense soutenue efficacement par des pièces de Pak. Les sapeurs sont les premiers, déposant des bandes de toiles blanches pour indiquer les passages déminés. Bien des unités sont décimées. Lorsque l’aube pointe, la C Company du 7th Green Howards ne compte plus que deux officiers et 22 hommes. Ce n’est qu’à midi que la 69th Brigade, longtemps stoppés par des tirs convergeant depuis les deux flancs, s’assure de ses objectifs. C’est à cette même heure qu’Arnim, venu s’enquérir de la situation avec Messe, déclare que le moment de procéder à une nouvelle retraite n’est pas encore venu. Arnim ordonne de céderles véhicules encore disponibles à la 164. Leichte afin que celle-ci soit en mesure de former un groupe d’intervention rapide prêt à intervenir sur toutes les parties du front où surviendrait une crise.  Peut-être aussi une manière ou une autre de s’assurer que la division allemande fera partie des unités sauvegardées lorsqu’il faudra se replier sur Enfidaville… Entretemps, le DAK est entré en lice à 9h30 et l’AOK 5 accorde quelques renforts sous la forme du Panzergrenadier-Regiment 47. Les contre-attaques, si typiques de la tactique allemande, ne tardent pas : la 15. Panzer et la 90. Leichte sont lancées contre le Djebel Roumana. Alors qu’Arnim et Messe conversent, le Panzer-Grenadier-Regiment 200 est parvenu à reprendre la partie est de la position conquise de haute lutte par les « Jocks », le 7th Black Watch perdant ses deux compagnies les plus avancées. De son côté, la 15. Panzer repousse des éléments de la 152nd Brigade dans le secteur nord de la colline et atteint les lignes de la Trieste. L’entrée en lice des Valentine du 40 RTR (qui tractent en outre 8 canons antichars de 6 pounder) semble sonner le glas de la contre-attaque du DAK, mais les Panzer et les Panzergrenadiere s’avèrent plus combattifs que jamais, puisque la quasi-totalité des Valentine est incendié… Les Crusaders souffrent pareillement : le 4th County of London Yeomanry (Sharpshooters), dont les Sherman ont pris le relai, n’en compte plus que 6 en état. Les chars peuvent faire toute la différence. Ainsi, le Major Davisdon du 5th Seaforth Highlander admet que les infiltrations allemandes qui contournent ses positions ont mises à mal par des M3 Honey néo-zélandais, déployés en contrebas dans la plaine, qui ouvrent le feu, y compris avec des obus de rupture.

            En dépit de ce succès presque inespéré, mais temporaire, la situation générale n’est pas en faveur de Messe. Ce dernier a engagé toutes ses réserves allemandes sur le Roumana. Il ne reste rien pour s’opposer à la poussée de la 5th Indian et de la 69th Brigades sur le centre gauche du front d’attaque allié. La colline El Hachana est tombée et 1 000 Italiens y sont capturés. Horrocks ne saisit pas l’opportunité pour lancer son X Corps dans la brèche, une faute majeure dont il admet l’entière responsabilité. Tuker le supplie dès 8h45 de lancer toutes ses forces dans la bataille, à un moment où cette exploitation n’est en fait pas encore réalisable (le Oudane el Hachana résiste encore), et c’est faire fi des 8,8 cm qui vont entrer en action… La plupart des chefs de corps de la 4th Indian Division qui observent le champ de bataille qui s’offre à leurs pieds sur leur droite sont unanimes à s’interroger sur l’inertie du X Corps. En tout état de cause, Horrocks ne veut pas en prendre l’initiative sans en référer à Montgomery, ce dernier informant pourtant Alexander que tout se déroule conformément au plan et que le X Corps a enclenché son mouvement d’exploitation à travers la brèche opérée par le XXX Corps.  Mais ce n’est qu’à 11h15 que la 2nd New Zealand Division, cédée par Leese, passe sous le commandement d’Horrocks. Lorsque la 8th Armored Brigade intervient enfin, le 3 RTR est stoppé par des antichars embossés aux issues du massif du Fatnassa, tandis que les 8,8 cm déployés sur le bas des pentes du Roumana contrarient les tentatives de percée du Staffordshire Yeomanry. Pis, les Allemands ont pré-enregistré les coordonnées du fossé antichar et soumettent les sapeurs à des tirs indirects depuis les arrières du Roumana. Quant aux Indiens de Tuker, ils subissent les contre-attaques du Panzer-Grenadier-Regiment 361 jusqu’à la nuit tombante. Faute de disposer de la troisième brigade qui lui a été enlevé à El Alamein, Tuker n’a jamais été en mesure d’exploiter lui-même ses propres succès.

Dans l’autre camp, menacé par une pénurie de munitions et de carburant, le DAK doit opérer un repli, permettant à la 8th Army de s’emparer définitivement du Djebel Roumana. Un malheur ne venant pas seul, l’espoir d’une attaque du flanc gauche de Montgomery –la 4th Indian Division– par la 21. Panzer-Division et la Centauro (soit 80 chars à elles deux), libérées des combats contre Patton, tourne court : les deux divisions font l’amère expérience de ne plus servir dans le camp qui domine les cieux en étant soumises aux attentions de la Desert Air Force, les pannes et le gaspillage de temps ajoutant à la confusion. Les brèches sur le front de la 1 Armata sont désormais trop menaçantes et l’espoir d’endiguer la puissance de la 8th Army –s’il a jamais réellement existé- s’envole. Pour Arnim, la situation, pour être critique, n’est pas désespérée : il n’autorise qu’un repli limité au nord de l’oued Akarit. A 17 heures, Messe ordonne au contraire une retraite en profondeur jusqu’à Enfidaville, à 250 kilomètres plus au nord, le mouvement devant débuter à 20 heures. Le général italien s’est en effet entretenu avec ses grands subordonnés. Il s’avère que l’état d’épuisement de la troupe et le manque de munitions ne peuvent plus garantir que le front ne puisse être tenu ne serait-ce qu’une journée de plus. Les pertes de l’Axe sont lourdes pour un laps de temps aussi court : 10 000 hommes, dont 7 000 prisonniers. La 8th Army accuse la perte de 610 tués et 1 500 blessés, ainsi que 32 tanks en soutien des unités d’infanterie.

La 1a Armata s’esquive une nouvelle fois

            Lorsque l’aube point le 7 avril, la 8th Army, sur le point de déclencher un nouvel assaut en règle à grand renfort d’artillerie, progresse sur un champ de bataille abandonné par l’ennemi. La nuit a miraculeusement épargné les colonnes de Messe en retraite : le N°205 Group de la Desert Air Force a en effet dirigé 48 bombardiers Wellington au-dessus de la route Sfax-Mahares, mais les équipages se sont avérés incapables de déceler l’ennemi en pleine retraite, mouvement qui reste encore ignoré des Alliés… Les 8,8 cm et le DAK démontrent alors une nouvelle fois leur valeur en ralentissant l’avance des poursuivants. La 90. Leichte assure la couverture du repli du côté de la mer, la 164. Leichteassurant le secteur central et la 15. Panzer-Division le flanc gauche. Le XXX Corps (alors 7th Armoured Division et 51st Highland) se lance à la poursuite le long de la côte, tandis que le X Corps (1st Armoured Division et 2nd New Zealand Division) s’oriente en direction de Gafsa.  Pour les Germano-Italiens, il faut aussi parer à la menace de flanc que représente le II Corps américain. Les GIs de Patton établissent la jonction avec les Tommies de la 8th Army (des éléments du 12th Lancers) ce même 7 avril. L’armée du désert perd ce jour-là un de ses plus éminents officiers, le brillant et inventif Brigadier Kisch, responsable du génie à l’état-major de Montgomery, dont le rôle dans les préparatifs de l’opération Lightfoot, à El Alamein, s’était avéré déterminant. 

Les dépôts de Sfax sont également vidés et évacués, le tout sous les attaques constantes de la Desert Air Force, dont l’effet sur le moral n’est pas négligeable au sein des unités les plus fragiles. Les Hurricanes II D d’attaque au sol, qui se sont avérés létaux et redoutables par le passé, subissent des pertes sensibles (25 avions ont détruits en Tunisie) et font leur dernière apparition sur le champ de bataille. Le 9, les Britanniques sont à Maharès, la 7th Armoured Divisionse heurtant à la 15. Panzer-Division, qui subit des pertes. Le 10, les Britanniques entrent à Sfax et le 11 ils s’emparent de Kairouan où le contact est cette fois-ci établi avec les Britanniques de l’autre armée engagée en Afrique du Nord, la 1st Army d’Anderson. Cette poussée a des conséquences majeures sur les opérations aériennes puisque Montgomery s’empare d’une vingtaine d’aérodromes, qui sont autant de pistes désormais interdites à la Luftwaffe et à la Regia Aeronautica. De la même façon, Sfax er Sousse signifient des facilités pour la logistique de la 8th Army, tandis que ces ports sont perdus pour Arnim. Ce 11 avril, la 1 Armata parvient à Enfidaville, avant d’obtenir d’Arnim, le 14 avril, de se replier un peu plus au nord pour tirer au mieux bénéfice de l’avantage défensif des collines de la zone.