Matt Waters, Cyrus le Grand. Roi du monde, Passés Composés, 2025
Les études consacrées à l’empire perse sont assez rares, si on les compare à la production d’ouvrages portant sur l’Egypte, la Grèce ancienne ou encore la Rome antique. Cela ne fait que rendre ce livre d’autant plus attrayant.
Le plan est le suivant:
Les rois d’Anshan
Une force irrésistible
En marche
L’élu
Le projet impérial
Héritage
S’y ajoutent des “ateliers” placés en fin d’ouvrage, et fort complémentaires et riches en informations et dont le développement aurait pu alourdir les chapitres ou briser artificiellement la narration : 1)Sur les sources; 2) Traduction du cylindre de Cyrus; 3)Teispides et Achéménides.
La genèse de cet empire est fascinante, un empire trop souvent caricaturé aussi bien dans les textes grecs contemporains que dans l’imagerie hollywoodienne du XXIe siècle.
Et pourtant, il y a la figure de Cyrus, surnommé à bon escient “Le Grand”, qui règne de 559 à 530 avant Jésus-Christ, ce Cyrus dont la postérité, auprès des Grecs comme des Romains, offre l’image d’un grand roi, mais aussi -corollaire direct- d’un bon roi, d’un monarque vertueux et digne d’émulation.
Découvrir Cyrus c’est aussi parcourir l’Orient ancien, la Médie, l’Elam, Babylone, la Lydie et l’ironie, mais surtout l’Assyrie, en suivant notamment les pas d’Hérodote (dont les lecteurs connaissent si bien Astage, Harpage, Gygès et autres Candaule, amis aussi Crésus…) et des autres auteurs (Ctésias, Xénophon, mais aussi ceux de la Bible, etc). L’auteur replace d’ailleurs la libération des Hébreux et la reconstruction du Temple dans ses justes proportions et l’insère dans un cadre plus large, de même que l’allusion de Dieu tenant la main de Cyrus fait écho au texte présentant Marduk et le roi “d”élu” dans une situation similaire. Les références remontant jusqu’à Sargon sont évoquées.
Les conditions de l’irruption de Cyrus et de la Perse sur la scène internationale, la notion même de Perse et d’Iranien -Cyrus est d’abord le roi d’Anshan ou Parsa (dans le Fars), les liens de subordination initiale avec la Médie, la soumission de Babylone et de Nabonide, sa mort : tout est habilement étudié par l’auteur. La question des origines véritables de Cyrus -de sang royal, noble, roturier- est abordée avec une argumentation solide.
Ce dernier revient à plusieurs reprises sur le “cylindre de Cyrus”, dont je vous laisse la primeur des enseignements. La fondation de Pasargades et les fameux “paradis” perses, ainsi que la description de la tombe de Cyrus comptent aussi parmi les moments clés du texte, qui décortique la politique et l’idéologie de Cyrus le Grand. Les titres et épithètes portés sont à cet égard très instructifs.
Darius Ier, l’Achéménide (ce que ne fût pas Cyrus, apprend-t-on), successeur du fils de Cyrus, représente une sorte de second fondateur de l’empire perse et se rattache à Cyrus par ses épouses et en avançant l’existence d’un ancêtre commun, Teispès.
Pour poursuivre sur les Achéménides, je vous conseille aussi Darius dans l’ombre d’Alexandre ainsi que Histoire de l’empire perse de Pierre Briant, ainsi que Persépolis : chef d’œuvre des Grecs en Iran d’Henri Stierlin.
Matt Waters, Cyrus le Grand. Roi du monde, Passés Composés, 2025
Les études consacrées à l’empire perse sont assez rares, si on les compare à la production d’ouvrages portant sur l’Egypte, la Grèce ancienne ou encore la Rome antique. Cela ne fait que rendre ce livre d’autant plus attrayant.
Le plan est le suivant:
Les rois d’Anshan
Une force irrésistible
En marche
L’élu
Le projet impérial
Héritage
S’y ajoutent des “ateliers” placés en fin d’ouvrage, et fort complémentaires et riches en informations et dont le développement aurait pu alourdir les chapitres ou briser artificiellement la narration : 1)Sur les sources; 2) Traduction du cylindre de Cyrus; 3)Teispides et Achéménides.
La genèse de cet empire est fascinante, un empire trop souvent caricaturé aussi bien dans les textes grecs contemporains que dans l’imagerie hollywoodienne du XXIe siècle.
Et pourtant, il y a la figure de Cyrus, surnommé à bon escient “Le Grand”, qui règne de 559 à 530 avant Jésus-Christ, ce Cyrus dont la postérité, auprès des Grecs comme des Romains, offre l’image d’un grand roi, mais aussi -corollaire direct- d’un bon roi, d’un monarque vertueux et digne d’émulation.
Découvrir Cyrus c’est aussi parcourir l’Orient ancien, la Médie, l’Elam, Babylone, la Lydie et l’ironie, mais surtout l’Assyrie, en suivant notamment les pas d’Hérodote (dont les lecteurs connaissent si bien Astage, Harpage, Gygès et autres Candaule, amis aussi Crésus…) et des autres auteurs (Ctésias, Xénophon, mais aussi ceux de la Bible, etc). L’auteur replace d’ailleurs la libération des Hébreux et la reconstruction du Temple dans ses justes proportions et l’insère dans un cadre plus large, de même que l’allusion de Dieu tenant la main de Cyrus fait écho au texte présentant Marduk et le roi “d”élu” dans une situation similaire. Les références remontant jusqu’à Sargon sont évoquées.
Les conditions de l’irruption de Cyrus et de la Perse sur la scène internationale, la notion même de Perse et d’Iranien -Cyrus est d’abord le roi d’Anshan ou Parsa (dans le Fars), les liens de subordination initiale avec la Médie, la soumission de Babylone et de Nabonide, sa mort : tout est habilement étudié par l’auteur. La question des origines véritables de Cyrus -de sang royal, noble, roturier- est abordée avec une argumentation solide.
Ce dernier revient à plusieurs reprises sur le “cylindre de Cyrus”, dont je vous laisse la primeur des enseignements. La fondation de Pasargades et les fameux “paradis” perses, ainsi que la description de la tombe de Cyrus comptent aussi parmi les moments clés du texte, qui décortique la politique et l’idéologie de Cyrus le Grand. Les titres et épithètes portés sont à cet égard très instructifs.
Darius Ier, l’Achéménide (ce que ne fût pas Cyrus, apprend-t-on), successeur du fils de Cyrus, représente une sorte de second fondateur de l’empire perse et se rattache à Cyrus par ses épouses et en avançant l’existence d’un ancêtre commun, Teispès.
Pour poursuivre sur les Achéménides, je vous conseille aussi Darius dans l’ombre d’Alexandre ainsi que Histoire de l’empire perse de Pierre Briant, ainsi que Persépolis : chef d’œuvre des Grecs en Iran d’Henri Stierlin.
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