II. et III./ Grenadier-Regiment « Hermann Goering »
I. et III./Jäger-Regiment « Hermann Goering »
9./Panzer-Grenadier-Regiment 69
14. (Pz.Jäg)/Panzer-Grenadier-Regiment 104
Afrika-Bn T4
Tunisien-Bn 5
I./Artillerie-Regiment 90
2./Artillerie-Regiment 190
I. et II./Flak-Regiment « Hermann Goering »
2./Werfer-Abteilung 1
Aufklärungs-Abteilung « Hermann Goering »
Panzer-Nachrichten-Abteilung « Hermann Goering »
Naschub-Bataillon « Hermann Goering »
1. Fallschirmjäger-Sanitäts-Kompanie
Ritterkreuze : 4
La Division “Hermann Goering” sous le commandement de l’Oberst puis Generalmajor Schmid, arrive en ordre dispersé en Tunisie essentiellement en mars 1943, et ce de façon fort incomplète. Après le FJR 5, qui constitue en fait le premier élément de cette division à parvenir en Tunisie en novembre 1942 puisque l’unité est rebaptisée Jäger-Regiment «Hermann Goering », les premiers arrivés constituent un corps avancé, le Vorkommando « Hermann Goering ». L’ensemble n’atteindra jamais les effectifs d’une division standard puisque les effectifs oscilleront entre 7 et 12 000 hommes. Les composantes de la division n’interviendront pas toutes en Tunisie. Des éléments d’autres unités lui seront en revanche rattachés pour la renforcer. Si Schmid arrive en Tunisie le 1er janvier 1943, il devra composer avec une arrivée au compte-gouttes de ses unités. En janvier 1943, les I. et II. Abteilungen du Flak-Rgt HG commandé par l’Oberstleutnant Hullmann sont acheminés en Tunisie après avoir assuré la sécurité du ciel de Naples. Ce sont ensuite trois destroyers qui emportent le personnel du I./ Panzer-Grenadier-Regiment HG du Major Neubauer. Les hommes parviennent dans le secteur du cap Bon et sont débarqués à terre…sans armes lourdes. Si le I./Panzer-Regiment HG est bien dans le sud de l’Italie en février, il doit patienter jusqu’au 4 avril pour que le personnel, embarqué à bord de Ju-52, puisse franchir le bras de mer qui le sépare de la Tunisie. Les quelques Panzer, 2 Panzer III Spezial et 8 Panzer IV Spezial du 3. Kp./ Pz.Rgt HG, arriveront mais Schmid devra renoncer au reste de ce précieux régiment. Jusqu’au 18 avril ne parviendront ensuite que deux bataillons de Grenadiere et le II./ Artillerie-Regiment HG. Afin de posséder une artillerie digne de ce nom pour une division, la « HermannGoering » se verra d’abord allouer l’état-major et le 2./Art Abt 190, le II./Art-Rgt 190 et le I./ Pz Art Rgt 90, puis, après la mi-avril, le I./Art Rgt 999 ainsi que deux bataillons d’artillerie italiens. En février, la division tient un front d’une cinquantaine de kilomètres de Medjez-el-Bab à Rooba.
Le Fallschirmjäger-Regiment 5 de Koch, un des héros d’Eben-Emaël en 1940, ne possède que les I et III bataillone, le second étant affecté à la Brigade Ramcke. Après avoir participé à la sécurisation des importants aérodromes aux premiers jours de la campagne, les Fallschirmjäger, pourtant en infériorité numérique, s’emparent de l’important carrefour de Medjez el Bab. Le 18 novembre 1942, avec l’assentiment de Vichy, les Allemands, lancent un ultimatum à Barré, alors commandant des forces françaises en Tunisie : celui-ci doit laisser le passage aux Allemands où les hostilités seront déclenchées. Devant le refus d’obtempérer des Français, les parachutistes de Knoche, le chef du FJ Bn III, se lancent à l’assaut avec l’appui des appareils de la Luftwaffe. Après avoir essuyé un premier échec, les Fallschirmjäger traversent le fleuve par petits groupes à la faveur de la nuit. Simulant un nouvel assaut avec l’arrivée de renforts, Knoche provoque le décrochement des Alliés, qui ne prennent même pas la peine de détruire le précieux ouvrage d’art qui enjambe la Medjerda. Ce succès n’a coûté que 22 pertes aux Fallschirmjäger renforcés par deux compagnies italiennes. Ils tiennent cependant fermement la rive et couvrent le pont de leurs tirs, coupant ainsi la route de Tunis aux Alliés. Le 26, sur ordre de Nehring, et sans avoir dû céder à un assaut direct de l’adversaire, Medjez-el-Bab est pourtant abandonné par le FJR 5 non sans avoir au préalable détruit son pont et offert une résistance acharnée aux alliées pendant plusieurs jours.
Trois jours plus tard, le 29 novembre, les Fallschirmjäger font cependant preuve une nouvelle fois leur efficacité, cette fois-ci au détriment du 2nd Parachute Battalion britannique du lieutenant-colonel Frost. Les parachutistes britanniques, largué près de Depienne, à proximité de Pont du Fahs, doivent s’emparer de plusieurs terrains d’aviation ennemis et y détruire tous les appareils de l’Axe qui s’y trouvent. Les Allemands réagissent immédiatement en faisant intervenir des unités du FJR 5, soutenus par des fantassins allemands et des troupes italiennes. Après 36 heures de combat, les « Red Devils » sont encerclés et en partie anéantis (265 pertes) par les Fallschirmjäger.
Si l’offensive alliée en direction de Tunis est enrayée, les forces anglo-américaines restent fort menaçantes à proximité de Djedeida. Le mois de décembre se poursuit donc en une série de combats offensifs autour de Tébourba. Le Kampfgruppe Koch participe aux combats qui aboutissent à la reprise de Tébourba en attaquant le secteur d’El Bathan, menaçant les voies de communications adverses par le sud en s’infiltrant dans le dispositif adverse et en sécurisant le pont d’El Bathan. Koch et ses hommes participent ensuite aux combats qui rapprochent à nouveau la ligne de front de Medjez-el-Bab sans toutefois pouvoir reprendre cette importante localité.
En janvier 1943, les Fallschirmjäger, renforcés par des blindés de la 10. Panzer-Division, participent à une difficile diversion vers Bou Arada en soutien de l’opération « Eilbote I » quise solde par de lourdes pertes pour les troupes françaises. Les combats se poursuivent dans le secteur fin janvier lorsque les Panzer et les Fallschirmjäger mènent une spectaculaire contre-attaque nocturne sur la colline 286, écrasant un bataillon du London Irish qui avait omis d’armer ses mines antichars !
La « Hermann Goering » tient ensuite un rôle de premier plan pendant l’opération « Ochsenkof » déclenchée le 26 février 1943 puisque ses Fallschirmjäger doivent reprendre l’important carrefour de Medjez-el-Bab. Dans la nuit du 25 au 26 février, l’Angriffsgruppe Kleeberg s’attaque aux positions établies dans les montagnes leur faisant face dans le secteur de Goubellat. Soutenu par les mortiers et à la lumière des fusées éclairantes, ils surprennent les 1st East Surreysdu Major Fox à “Fort McGregor”, un bastion édifié un kilomètre en avant des lignes principales, ainsi que les tirailleurs algériens en défense au Djebel Djaffa. Mais, sur l’ensemble du front, les Allemands sont frappés par un déluge d’artillerie et sont contre-attaqués par des blindés : tous les gains sont perdus. Vers Bou Arada, l’attaque de l’Angriffsgruppe Koch en direction du Djebel Rihane ne débouche pas sur la percée espérée mais, après avoir conquis le Djebel Rihane, il est parvenu à 8 km au nord d’El Arousa et s’est emparé de la hauteur 720. Les Fallschirmjägeraffrontent des Commandos et des « Red Devils ». L’Angriffsgruppe Holzinger a pour sa part atteint son objectif après de durs combats de montagne lui ayant causé des pertes sensibles. Les jours suivants, la « Hermann Goering » s’enlise et subit de lourdes pertes, notamment à la ferme dite du « rouleau compresseur ». Le 1er mars, Schmid espère pourtant encore pouvoir s’emparer de Medjez-el-Bab. Si les combats se poursuivent encore pendant quelques jours dans le cadre de l’offensive, les Allemands ne progresseront plus. Le mois de mars s’écoule sans opération majeure dans le secteur tenu par la « Hermann Goering ».
En avril, le la division aligne 7 Panzer et 9 Marder III, 51 canons, de nombreuses pièces de Flak dont 21 Flakde 8,8 cm et 5 285 fantassins dont 1 659 paras (avec 49 mortiers de 12 cm, 13 Panzerbüsche 41, 1 Pak 37, 20 Pak 38, 12 Pak 40 et 5 canons d’infanterie et peut-être des bazookas américains). A partir du 8 avril 1943, opérant avec l’Afrika A 24 et le Bataillon T3, les Panzer tiennent position dans la vallée de la Tine, opérant comme artillerie antichar mobile. Le 11, deux Panzer, pourtant retranchés en position « hull down », sont endommagés à leur train de roulement par des tirs d’artillerie. Deux tanks anglais sont détruits le 23 avril. Le lendemain, au cours d’une manœuvre de soutien blindé classique, la 3. Kp./ Pz.Rgt HG, couvre le repli des fantassins et renforce leurs positions établies en hérisson. Le 29 avril, opérant avec le 5./734 au nord de la vallée de la Medjerda, deux Panzer IV repoussent un unité d’infanterie britannique au-delà d’une crête qu’elle avait conquise. Le lendemain, c’est une attaque plus conséquente avec 18 tanks qu’il faut repousser : c’est un nouveau succès défensif qui coûte deux chars aux Anglais mais plusieurs Panzer sont endommagés. Le 18 avril, le personnel du Panzer-Regiment « Hermann Goering » reçoit l’ordre d’évacuer vers la Sicile, laissant ses quelques Panzer en Afrique.
Ce même mois, les préparatifs d’une offensive finale des Alliés ne passent pas inaperçus. La pugnacité de l’unité peut être illustrée par l’attaque menée dans la nuit du 20 avril par cinq bataillons de la « Hermann Goering »appuyés par 80 Panzer. Observant les préparatifs d’une nouvelle offensive ennemie et le renforcement de ses positions, les Allemands lancent l’opération « Fliderblütte » dans l’espoir de reconquérir l’ancienne HKL. Le Gruppe Schirmer (avec les Fallschirmjäger et le Pz Rgt 7) mène l’assaut principal sur les hauteurs au nord-ouest de Goubellat. Son flanc gauche est assuré par le Gruppe Funck (un bataillon du Grenadier-Regiment HG) en direction du Djebel Rihane. Les positions d’artillerie déployées sur « Banana Ridge » sont emportées par les paras de Schmid. 7 chars, 7 antichars, des munitions (8 000 grenades), 15 000 litres du carburant, 5 batteries et 80 véhicules auraient été perdus par les Alliés. Mais, si l’attaque menée en chantant prend la 78th ID par surprise au sud de Medjez-el-Bab, elle tombe sur un ennemi renforcé sur le point de lancer l’opération « Vulcan ». Les Panzer sont dès lors la proie de tirs antichars précis (dont des 17 pounder) et nourris dès que point l’aube et les fantassins de la « Hermann Goering » doivent concéder le terrain gagné après une charge britannique menée baïonnette au canon sous le couvert de chars Churchill. Les Allemands accusent la perte de 320 à 450 hommes et de 33 Panzer. La division est pourtant citée avec honneur dans le communiqué de la Wehrmacht du 26 avril. Quelques coup d’éclats émaillent en effet le parcours de la division : la veille, près de Bou Arada, des éléments du Panzeraufklärungsabteilung HG du Major Brandenburg montés sur Volkswagen et motos surprennent un bataillon de la Légion Etrangère et ramène 80 prisonniers dans les lignes allemandes.
La poussée consécutive à « Vulcan » puis l’opération « Strike » au début du mois de mai condamnent la « Hermann Goering » et toutes les autres formations de l’Axe en Afrique à la destruction à plus ou moins brève échéance. Le bataillon de reconnaissance combat sous le commandement de Manteuffel pour la défense de Mateur. Retranchés dans des grottes sur le Djebel Achkel, les soldats de la « Hermann Goering » résistent jusqu’à la fin alors qu’ils sont encerclés de toutes parts. Le 10 mai, après 5 jours de lutte acharnée, les survivants –moins de 300 hommes- tiennent encore l’extrémité ouest de l’éminence qui culmine à 500 mètres. Plus au sud, à proximité de la « Cactus Farm » et devant la cote 107, 37 carcasses de blindés alliés témoignent de la virulence des combats qui se sont déroulés dans le secteur défendu par la 4./Jäger-Rgt HG. La « Hermann Goering » est pourtant bousculée par la 6th Armoured Division dès les premiers combats de l’offensive finale des Alliés. La division, rattachée à l’Afrika Korps, alors commandé parle General Cramer, est contrainte d’abandonner la défense de Tunis pour se diriger à la base de la péninsule du Cap Bon. Elle intègre alors les solides défenses d’Hammam Lif. Le 13 mai cependant, le Heeres-Gruppe-Afrika n’existe plus.
Benoît Rondeau Copyright
Kommandeur
Mars 1943-9 mai 1943 : Generalmajor Josef Schmid
Composition de l’unité (avril 1943) :
I./Panzer-Regiment « Hermann Goering »
II. et III./ Grenadier-Regiment « Hermann Goering »
I. et III./Jäger-Regiment « Hermann Goering »
9./Panzer-Grenadier-Regiment 69
14. (Pz.Jäg)/Panzer-Grenadier-Regiment 104
Afrika-Bn T4
Tunisien-Bn 5
I./Artillerie-Regiment 90
2./Artillerie-Regiment 190
I. et II./Flak-Regiment « Hermann Goering »
2./Werfer-Abteilung 1
Aufklärungs-Abteilung « Hermann Goering »
Panzer-Nachrichten-Abteilung « Hermann Goering »
Naschub-Bataillon « Hermann Goering »
1. Fallschirmjäger-Sanitäts-Kompanie
Ritterkreuze : 4
La Division “Hermann Goering” sous le commandement de l’Oberst puis Generalmajor Schmid, arrive en ordre dispersé en Tunisie essentiellement en mars 1943, et ce de façon fort incomplète. Après le FJR 5, qui constitue en fait le premier élément de cette division à parvenir en Tunisie en novembre 1942 puisque l’unité est rebaptisée Jäger-Regiment «Hermann Goering », les premiers arrivés constituent un corps avancé, le Vorkommando « Hermann Goering ». L’ensemble n’atteindra jamais les effectifs d’une division standard puisque les effectifs oscilleront entre 7 et 12 000 hommes. Les composantes de la division n’interviendront pas toutes en Tunisie. Des éléments d’autres unités lui seront en revanche rattachés pour la renforcer. Si Schmid arrive en Tunisie le 1er janvier 1943, il devra composer avec une arrivée au compte-gouttes de ses unités. En janvier 1943, les I. et II. Abteilungen du Flak-Rgt HG commandé par l’Oberstleutnant Hullmann sont acheminés en Tunisie après avoir assuré la sécurité du ciel de Naples. Ce sont ensuite trois destroyers qui emportent le personnel du I./ Panzer-Grenadier-Regiment HG du Major Neubauer. Les hommes parviennent dans le secteur du cap Bon et sont débarqués à terre…sans armes lourdes. Si le I./Panzer-Regiment HG est bien dans le sud de l’Italie en février, il doit patienter jusqu’au 4 avril pour que le personnel, embarqué à bord de Ju-52, puisse franchir le bras de mer qui le sépare de la Tunisie. Les quelques Panzer, 2 Panzer III Spezial et 8 Panzer IV Spezial du 3. Kp./ Pz.Rgt HG, arriveront mais Schmid devra renoncer au reste de ce précieux régiment. Jusqu’au 18 avril ne parviendront ensuite que deux bataillons de Grenadiere et le II./ Artillerie-Regiment HG. Afin de posséder une artillerie digne de ce nom pour une division, la « HermannGoering » se verra d’abord allouer l’état-major et le 2./Art Abt 190, le II./Art-Rgt 190 et le I./ Pz Art Rgt 90, puis, après la mi-avril, le I./Art Rgt 999 ainsi que deux bataillons d’artillerie italiens. En février, la division tient un front d’une cinquantaine de kilomètres de Medjez-el-Bab à Rooba.
Le Fallschirmjäger-Regiment 5 de Koch, un des héros d’Eben-Emaël en 1940, ne possède que les I et III bataillone, le second étant affecté à la Brigade Ramcke. Après avoir participé à la sécurisation des importants aérodromes aux premiers jours de la campagne, les Fallschirmjäger, pourtant en infériorité numérique, s’emparent de l’important carrefour de Medjez el Bab. Le 18 novembre 1942, avec l’assentiment de Vichy, les Allemands, lancent un ultimatum à Barré, alors commandant des forces françaises en Tunisie : celui-ci doit laisser le passage aux Allemands où les hostilités seront déclenchées. Devant le refus d’obtempérer des Français, les parachutistes de Knoche, le chef du FJ Bn III, se lancent à l’assaut avec l’appui des appareils de la Luftwaffe. Après avoir essuyé un premier échec, les Fallschirmjäger traversent le fleuve par petits groupes à la faveur de la nuit. Simulant un nouvel assaut avec l’arrivée de renforts, Knoche provoque le décrochement des Alliés, qui ne prennent même pas la peine de détruire le précieux ouvrage d’art qui enjambe la Medjerda. Ce succès n’a coûté que 22 pertes aux Fallschirmjäger renforcés par deux compagnies italiennes. Ils tiennent cependant fermement la rive et couvrent le pont de leurs tirs, coupant ainsi la route de Tunis aux Alliés. Le 26, sur ordre de Nehring, et sans avoir dû céder à un assaut direct de l’adversaire, Medjez-el-Bab est pourtant abandonné par le FJR 5 non sans avoir au préalable détruit son pont et offert une résistance acharnée aux alliées pendant plusieurs jours.
Trois jours plus tard, le 29 novembre, les Fallschirmjäger font cependant preuve une nouvelle fois leur efficacité, cette fois-ci au détriment du 2nd Parachute Battalion britannique du lieutenant-colonel Frost. Les parachutistes britanniques, largué près de Depienne, à proximité de Pont du Fahs, doivent s’emparer de plusieurs terrains d’aviation ennemis et y détruire tous les appareils de l’Axe qui s’y trouvent. Les Allemands réagissent immédiatement en faisant intervenir des unités du FJR 5, soutenus par des fantassins allemands et des troupes italiennes. Après 36 heures de combat, les « Red Devils » sont encerclés et en partie anéantis (265 pertes) par les Fallschirmjäger.
Si l’offensive alliée en direction de Tunis est enrayée, les forces anglo-américaines restent fort menaçantes à proximité de Djedeida. Le mois de décembre se poursuit donc en une série de combats offensifs autour de Tébourba. Le Kampfgruppe Koch participe aux combats qui aboutissent à la reprise de Tébourba en attaquant le secteur d’El Bathan, menaçant les voies de communications adverses par le sud en s’infiltrant dans le dispositif adverse et en sécurisant le pont d’El Bathan. Koch et ses hommes participent ensuite aux combats qui rapprochent à nouveau la ligne de front de Medjez-el-Bab sans toutefois pouvoir reprendre cette importante localité.
En janvier 1943, les Fallschirmjäger, renforcés par des blindés de la 10. Panzer-Division, participent à une difficile diversion vers Bou Arada en soutien de l’opération « Eilbote I » qui se solde par de lourdes pertes pour les troupes françaises. Les combats se poursuivent dans le secteur fin janvier lorsque les Panzer et les Fallschirmjäger mènent une spectaculaire contre-attaque nocturne sur la colline 286, écrasant un bataillon du London Irish qui avait omis d’armer ses mines antichars !
La « Hermann Goering » tient ensuite un rôle de premier plan pendant l’opération « Ochsenkof » déclenchée le 26 février 1943 puisque ses Fallschirmjäger doivent reprendre l’important carrefour de Medjez-el-Bab. Dans la nuit du 25 au 26 février, l’Angriffsgruppe Kleeberg s’attaque aux positions établies dans les montagnes leur faisant face dans le secteur de Goubellat. Soutenu par les mortiers et à la lumière des fusées éclairantes, ils surprennent les 1st East Surreysdu Major Fox à “Fort McGregor”, un bastion édifié un kilomètre en avant des lignes principales, ainsi que les tirailleurs algériens en défense au Djebel Djaffa. Mais, sur l’ensemble du front, les Allemands sont frappés par un déluge d’artillerie et sont contre-attaqués par des blindés : tous les gains sont perdus. Vers Bou Arada, l’attaque de l’Angriffsgruppe Koch en direction du Djebel Rihane ne débouche pas sur la percée espérée mais, après avoir conquis le Djebel Rihane, il est parvenu à 8 km au nord d’El Arousa et s’est emparé de la hauteur 720. Les Fallschirmjägeraffrontent des Commandos et des « Red Devils ». L’Angriffsgruppe Holzinger a pour sa part atteint son objectif après de durs combats de montagne lui ayant causé des pertes sensibles. Les jours suivants, la « Hermann Goering » s’enlise et subit de lourdes pertes, notamment à la ferme dite du « rouleau compresseur ». Le 1er mars, Schmid espère pourtant encore pouvoir s’emparer de Medjez-el-Bab. Si les combats se poursuivent encore pendant quelques jours dans le cadre de l’offensive, les Allemands ne progresseront plus. Le mois de mars s’écoule sans opération majeure dans le secteur tenu par la « Hermann Goering ».
En avril, le la division aligne 7 Panzer et 9 Marder III, 51 canons, de nombreuses pièces de Flak dont 21 Flakde 8,8 cm et 5 285 fantassins dont 1 659 paras (avec 49 mortiers de 12 cm, 13 Panzerbüsche 41, 1 Pak 37, 20 Pak 38, 12 Pak 40 et 5 canons d’infanterie et peut-être des bazookas américains). A partir du 8 avril 1943, opérant avec l’Afrika A 24 et le Bataillon T3, les Panzer tiennent position dans la vallée de la Tine, opérant comme artillerie antichar mobile. Le 11, deux Panzer, pourtant retranchés en position « hull down », sont endommagés à leur train de roulement par des tirs d’artillerie. Deux tanks anglais sont détruits le 23 avril. Le lendemain, au cours d’une manœuvre de soutien blindé classique, la 3. Kp./ Pz.Rgt HG, couvre le repli des fantassins et renforce leurs positions établies en hérisson. Le 29 avril, opérant avec le 5./734 au nord de la vallée de la Medjerda, deux Panzer IV repoussent un unité d’infanterie britannique au-delà d’une crête qu’elle avait conquise. Le lendemain, c’est une attaque plus conséquente avec 18 tanks qu’il faut repousser : c’est un nouveau succès défensif qui coûte deux chars aux Anglais mais plusieurs Panzer sont endommagés. Le 18 avril, le personnel du Panzer-Regiment « Hermann Goering » reçoit l’ordre d’évacuer vers la Sicile, laissant ses quelques Panzer en Afrique.
Ce même mois, les préparatifs d’une offensive finale des Alliés ne passent pas inaperçus. La pugnacité de l’unité peut être illustrée par l’attaque menée dans la nuit du 20 avril par cinq bataillons de la « Hermann Goering »appuyés par 80 Panzer. Observant les préparatifs d’une nouvelle offensive ennemie et le renforcement de ses positions, les Allemands lancent l’opération « Fliderblütte » dans l’espoir de reconquérir l’ancienne HKL. Le Gruppe Schirmer (avec les Fallschirmjäger et le Pz Rgt 7) mène l’assaut principal sur les hauteurs au nord-ouest de Goubellat. Son flanc gauche est assuré par le Gruppe Funck (un bataillon du Grenadier-Regiment HG) en direction du Djebel Rihane. Les positions d’artillerie déployées sur « Banana Ridge » sont emportées par les paras de Schmid. 7 chars, 7 antichars, des munitions (8 000 grenades), 15 000 litres du carburant, 5 batteries et 80 véhicules auraient été perdus par les Alliés. Mais, si l’attaque menée en chantant prend la 78th ID par surprise au sud de Medjez-el-Bab, elle tombe sur un ennemi renforcé sur le point de lancer l’opération « Vulcan ». Les Panzer sont dès lors la proie de tirs antichars précis (dont des 17 pounder) et nourris dès que point l’aube et les fantassins de la « Hermann Goering » doivent concéder le terrain gagné après une charge britannique menée baïonnette au canon sous le couvert de chars Churchill. Les Allemands accusent la perte de 320 à 450 hommes et de 33 Panzer. La division est pourtant citée avec honneur dans le communiqué de la Wehrmacht du 26 avril. Quelques coup d’éclats émaillent en effet le parcours de la division : la veille, près de Bou Arada, des éléments du Panzeraufklärungsabteilung HG du Major Brandenburg montés sur Volkswagen et motos surprennent un bataillon de la Légion Etrangère et ramène 80 prisonniers dans les lignes allemandes.
La poussée consécutive à « Vulcan » puis l’opération « Strike » au début du mois de mai condamnent la « Hermann Goering » et toutes les autres formations de l’Axe en Afrique à la destruction à plus ou moins brève échéance. Le bataillon de reconnaissance combat sous le commandement de Manteuffel pour la défense de Mateur. Retranchés dans des grottes sur le Djebel Achkel, les soldats de la « Hermann Goering » résistent jusqu’à la fin alors qu’ils sont encerclés de toutes parts. Le 10 mai, après 5 jours de lutte acharnée, les survivants –moins de 300 hommes- tiennent encore l’extrémité ouest de l’éminence qui culmine à 500 mètres. Plus au sud, à proximité de la « Cactus Farm » et devant la cote 107, 37 carcasses de blindés alliés témoignent de la virulence des combats qui se sont déroulés dans le secteur défendu par la 4./Jäger-Rgt HG. La « Hermann Goering » est pourtant bousculée par la 6th Armoured Division dès les premiers combats de l’offensive finale des Alliés. La division, rattachée à l’Afrika Korps, alors commandé par le General Cramer, est contrainte d’abandonner la défense de Tunis pour se diriger à la base de la péninsule du Cap Bon. Elle intègre alors les solides défenses d’Hammam Lif. Le 13 mai cependant, le Heeres-Gruppe-Afrika n’existe plus.
Independant Tank Battalions en Normandie. Premiers combats, juin 1944.
LE “TOMMY” EN NORMANDIE. LE QUOTIDIEN.
Avril-mai 1943, l’offensive et la victoire finale des Alliés. “Strike” et “Vulcan”
Avril 1943, échec à Foundouk
Avril 1943, l’oued Akarit