13 novembre 1942-15 avril 1943 : Oberst Friedrich Weber (Generalmajor le 1er janvier 1943)
15 avril 1943-8 mai 1943 : Generalmajor Fritz Krause (POW)
Composition de l’unité (mars 1943)
De nombreuses unités sont rattachées au fil de la campagne, ne sont données ici que les unités organiques : Grenadier-Regiment(mot) 754 Grenadier-Regiment(mot) 755 Gebirgs Infanterie Regiment(mot) 756
La 334. ID est une division d’infanterie tout à fait classique, si ce n’est qu’elle dispose d’un régiment de chasseurs-alpins, le Gebirgsjäger-Regiment 756. Le Feld-Bn T5 (Hauptmann Mickley) sera incorporé au sein de ce régiment. Le régiment d’artillerie dispose de batteries équipées d’obusiers de montagne de 10,5 cm transportés sur mulets. Ces bêtes de sommes sont également présentes au sein de deux bataillons, le troisième étant motorisé. Le 9 janvier, les 4 bataillons d’artillerie sont arrivés en Tunisie et les trois régiments de fantassins sont à effectifs pleins. En janvier 1943, la 334. ID s’intercale entre la Division « Von Broich » et la 10. Panzer-Division dans l’axe menant à Tunis. Les Gebirgsjäger participent aux combats contre les Français dans le Djebel Mansour dans le cadre de l’opération « Eilbote I » à partir du 18 janvier. Le Kampfgruppe Weber, articulé autour de la 334. ID renforcée par des Panzer et portant le nom de son Kommandeur, tient un rôle de premier plan pour l’opération « Eilbote I » qui vise à prévenir une poussée alliée jusqu’à la côte via Kairouan. L’attaque perce à la jonction du Vth British Corps et du XIXe Corps français pour ensuite redescendre la Dorsale Orientale du nord au sud en s’emparant des cols les plus importants. Le Kampfgruppe Weber bouscule les faibles unités françaises qui lui font face dès le 18 janvier, premier jour de l’offensive. Robaa et Ousseltia tombent et sept bataillons français sont isolés dans la montagne. Les Tiger, qui ne semblent pas gênés par le relief montagneux, ouvrent ainsi la route et le front allié est enfoncé. Weber perd cependant son Generalstaboffizier, le Major von Strzemieczny, tué au cours d’une attaque aérienne. En dépit d’un échec en fin du mois, le bilan de l’offensive est très positif : Dans son ordre du jour du 25 janvier, Arnim, le commandant du Pz AOK 5, revendique 4 000 prisonniers, 70 canons, 13 blindés, 97 mitrailleuses, 197 véhicules et 387 chevaux. La 334. IDretrouve ensuite une position défensive jusqu’à la fin du mois de février. Ses 15 points d’appuis (Stützpunckte) alignent 13 Pak. Ils sont de force très variables: on en compte un avec un Pak 38, un 4,7 cm français et un 3,7 beute (sans doute américain), un autre avec un Pak 40, un autre avec 2 canons français de 7,5 cm et un Stützpunkt avec un Pak 37 et un 3,7 cm beute.
Le 26 février, Weber se voit à nouveau confier le rôle de premier plan au cours de l’opération « Ochsenkopf ».La Gefechstärke (=forces combattantes) du Korpsgruppe Weber est de 11 737 hommes, pour moitié des hommes de la 334. ID. L’Artillerie-Rgt 334 de l’Oberstleutnant Lukash est assez hétéroclite avec 8 IFH, 4 Geb Kan 36 de 10,5 cm (attelés à des mulets!) et 7 sFH (on compte entre 28 et 32 canons dans la division). Sur les 130 camions tout terrain que devrait compter la 334. ID, celle-ci n’en aligne que 22 en état de marche (2 en réparations). Les autres types de camions ne sont qu’au nombre 178 au lieu de 506. Engagé à nouveau avec le soutien des Tiger, l’attaque ne débouche sur aucun résultat significatif. Plus au sud, le Gebirgsjäger-Rgt 756 subit pour sa part des pertes sensibles face à la 1st Parachute Brigade qui repousse ses adversaires d’Argoub à la faveur d’une charge menée baïonnette au canon. Rejetés vers un oued en fer à cheval situé au pied du Djebel Mansour, les Germano-Italiens sont enfermés dans une souricière où ils subissent un feu d’enfer de 3 000 obus de mortiers.
La ténacité de l’unité ne se dément pas jusqu’aux ultimes phases de la campagne. Ainsi, fin avril, le Gebirgsjäger-Regiment 756 participe à l’assaut mené par le Gruppe Audorff contre les hauteurs de Medjez-el-Bab. Positionné sur « Longstop Hill », le régiment repousse les contre-attaques britanniques quatre jours durant avant de finalement céder cette éminence qui nargue les Alliés depuis Noël 1942. Le 26 avril, dans le secteur de la 78th Infantry Division qui relève du 5th British Corps, la hauteur de Longstop Hill, symbole de l’immobilisme de la campagne depuis décembre et défendue âprement par les chasseurs alpins allemands, est enfin entre les mains des Britanniques. La 334. ID tient alors le front de la route Sidi Nsir-Chouigui à la route Medjez-el-Bab-Massicault. La plus grande partie de l’unité tient le front sur la vallée de la Tine jusqu’au Djebel Lanserine avec les 755. et 756. Regimenter déployés au nord de la Medjerda. Huit bataillons tiennent les premières lignes. En réserve, Krause, qui a remplacé Weber, dispose encore de deux bataillons d’infanterie et d’éléments du schwere Tiger Abteilung 504. La combativité de la division n’est pas entamée par le spectre de la défaite. Mais, elle est peu à peu repoussée et très vite, faute de carburant, elle est immobilisée dans les montagnes autour d’Eddekhila et du col de Chouigui. Les unités sont donc contraintes de tenir et combattre où qu’elles se trouvent. La 34th US ID de Ryder doit batailler dur pour s’emparer de Chouigui. Le 6 mai, les avant-gardes américaines constatent que les positions défensives allemandes sont trop puissantes pour pouvoir être emportées à la faveur d’un assaut frontal mené en plein jour. Le terrain manque de couverts et les soldats de la 334. IDbalayent le secteur avec de l’artillerie, des mortiers et des mitrailleuses depuis les hauteurs situées en face des assaillants ainsi que sur les flancs. La fin est toutefois proche et la 334. ID, encerclée et isolée dans la tête de pont tunisienne, doit déposer les armes.
Benoît Rondeau Copyright
Kommandeure
13 novembre 1942-15 avril 1943 : Oberst Friedrich Weber (Generalmajor le 1er janvier 1943)
15 avril 1943-8 mai 1943 : Generalmajor Fritz Krause (POW)
Composition de l’unité (mars 1943)
De nombreuses unités sont rattachées au fil de la campagne, ne sont données ici que les unités organiques :
Grenadier-Regiment(mot) 754
Grenadier-Regiment(mot) 755
Gebirgs Infanterie Regiment(mot) 756
Artillerie-Regiment (mot) 334
Schnelle-Abteilung(mot) 334
Panzerjäger-Abteilung(mot) 334
Pionier-Bataillon(mot) 334
La 334. ID est une division d’infanterie tout à fait classique, si ce n’est qu’elle dispose d’un régiment de chasseurs-alpins, le Gebirgsjäger-Regiment 756. Le Feld-Bn T5 (Hauptmann Mickley) sera incorporé au sein de ce régiment. Le régiment d’artillerie dispose de batteries équipées d’obusiers de montagne de 10,5 cm transportés sur mulets. Ces bêtes de sommes sont également présentes au sein de deux bataillons, le troisième étant motorisé. Le 9 janvier, les 4 bataillons d’artillerie sont arrivés en Tunisie et les trois régiments de fantassins sont à effectifs pleins. En janvier 1943, la 334. ID s’intercale entre la Division « Von Broich » et la 10. Panzer-Division dans l’axe menant à Tunis. Les Gebirgsjäger participent aux combats contre les Français dans le Djebel Mansour dans le cadre de l’opération « Eilbote I » à partir du 18 janvier. Le Kampfgruppe Weber, articulé autour de la 334. ID renforcée par des Panzer et portant le nom de son Kommandeur, tient un rôle de premier plan pour l’opération « Eilbote I » qui vise à prévenir une poussée alliée jusqu’à la côte via Kairouan. L’attaque perce à la jonction du Vth British Corps et du XIXe Corps français pour ensuite redescendre la Dorsale Orientale du nord au sud en s’emparant des cols les plus importants. Le Kampfgruppe Weber bouscule les faibles unités françaises qui lui font face dès le 18 janvier, premier jour de l’offensive. Robaa et Ousseltia tombent et sept bataillons français sont isolés dans la montagne. Les Tiger, qui ne semblent pas gênés par le relief montagneux, ouvrent ainsi la route et le front allié est enfoncé. Weber perd cependant son Generalstaboffizier, le Major von Strzemieczny, tué au cours d’une attaque aérienne. En dépit d’un échec en fin du mois, le bilan de l’offensive est très positif : Dans son ordre du jour du 25 janvier, Arnim, le commandant du Pz AOK 5, revendique 4 000 prisonniers, 70 canons, 13 blindés, 97 mitrailleuses, 197 véhicules et 387 chevaux. La 334. IDretrouve ensuite une position défensive jusqu’à la fin du mois de février. Ses 15 points d’appuis (Stützpunckte) alignent 13 Pak. Ils sont de force très variables: on en compte un avec un Pak 38, un 4,7 cm français et un 3,7 beute (sans doute américain), un autre avec un Pak 40, un autre avec 2 canons français de 7,5 cm et un Stützpunkt avec un Pak 37 et un 3,7 cm beute.
Le 26 février, Weber se voit à nouveau confier le rôle de premier plan au cours de l’opération « Ochsenkopf ».La Gefechstärke (=forces combattantes) du Korpsgruppe Weber est de 11 737 hommes, pour moitié des hommes de la 334. ID. L’Artillerie-Rgt 334 de l’Oberstleutnant Lukash est assez hétéroclite avec 8 IFH, 4 Geb Kan 36 de 10,5 cm (attelés à des mulets!) et 7 sFH (on compte entre 28 et 32 canons dans la division). Sur les 130 camions tout terrain que devrait compter la 334. ID, celle-ci n’en aligne que 22 en état de marche (2 en réparations). Les autres types de camions ne sont qu’au nombre 178 au lieu de 506. Engagé à nouveau avec le soutien des Tiger, l’attaque ne débouche sur aucun résultat significatif. Plus au sud, le Gebirgsjäger-Rgt 756 subit pour sa part des pertes sensibles face à la 1st Parachute Brigade qui repousse ses adversaires d’Argoub à la faveur d’une charge menée baïonnette au canon. Rejetés vers un oued en fer à cheval situé au pied du Djebel Mansour, les Germano-Italiens sont enfermés dans une souricière où ils subissent un feu d’enfer de 3 000 obus de mortiers.
La ténacité de l’unité ne se dément pas jusqu’aux ultimes phases de la campagne. Ainsi, fin avril, le Gebirgsjäger-Regiment 756 participe à l’assaut mené par le Gruppe Audorff contre les hauteurs de Medjez-el-Bab. Positionné sur « Longstop Hill », le régiment repousse les contre-attaques britanniques quatre jours durant avant de finalement céder cette éminence qui nargue les Alliés depuis Noël 1942. Le 26 avril, dans le secteur de la 78th Infantry Division qui relève du 5th British Corps, la hauteur de Longstop Hill, symbole de l’immobilisme de la campagne depuis décembre et défendue âprement par les chasseurs alpins allemands, est enfin entre les mains des Britanniques. La 334. ID tient alors le front de la route Sidi Nsir-Chouigui à la route Medjez-el-Bab-Massicault. La plus grande partie de l’unité tient le front sur la vallée de la Tine jusqu’au Djebel Lanserine avec les 755. et 756. Regimenter déployés au nord de la Medjerda. Huit bataillons tiennent les premières lignes. En réserve, Krause, qui a remplacé Weber, dispose encore de deux bataillons d’infanterie et d’éléments du schwere Tiger Abteilung 504. La combativité de la division n’est pas entamée par le spectre de la défaite. Mais, elle est peu à peu repoussée et très vite, faute de carburant, elle est immobilisée dans les montagnes autour d’Eddekhila et du col de Chouigui. Les unités sont donc contraintes de tenir et combattre où qu’elles se trouvent. La 34th US ID de Ryder doit batailler dur pour s’emparer de Chouigui. Le 6 mai, les avant-gardes américaines constatent que les positions défensives allemandes sont trop puissantes pour pouvoir être emportées à la faveur d’un assaut frontal mené en plein jour. Le terrain manque de couverts et les soldats de la 334. IDbalayent le secteur avec de l’artillerie, des mortiers et des mitrailleuses depuis les hauteurs situées en face des assaillants ainsi que sur les flancs. La fin est toutefois proche et la 334. ID, encerclée et isolée dans la tête de pont tunisienne, doit déposer les armes.
Division « Hermann Göring » (novembre 1942)
Février 1943, la bataille de Kasserine (1)
Werfer-Regiment 71 (Tropen)
Janvier 1943, l’Axe prend l’initiative en Tunisie (2)
999. leichte Afrika-Division (mars 1943)