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MA PASSION POUR l’EMPIRE BRITANNIQUE ET SON HISTOIRE MILITAIRE

Mandatory Credit: Photo by Granger/Shutterstock (8711403a) Map: British Empire, 1886. Map, 1886, Of The British Empire By Walter Crane. The Small Insert Shows, In Red, The Extent Of The British Territories In 1786. Map: British Empire, 1886.

Pourquoi j’écris sur l’Empire britannique et ses armées ?

En premier lieu parce qu’il n’y avait pas d’ouvrages en français sur les sujets que j’ai abordé, mais il ne s’agit-là que d’une partie de l’explication…

Comme souvent, les passions les plus intenses trouvent leurs racines dans l’enfance. Si l’Histoire m’a attirée sur nombre de ses aspects (l’Antiquité, la Seconde Guerre mondiale, le Far West…), l’aventure humaine qu’ont représenté les explorations m’a toujours fasciné et je me suis toujours émerveillé par les récits d’aventures. Je ressens encore aujourd’hui de tels moments de véritable bonheur.

Plus globalement, la rencontre avec d’autres cultures, toujours avec grand intérêt et un profond respect, et la découverte de l’autre ont toujours retenu mon attention, dès le plus jeune âge. Il n’est ainsi sans doute pas surprenant que mon épouse ne soit pas européenne.

Les récits d’explorateurs britanniques dans la brousse africaine, tels que Stanley et Livingstone, mais aussi le biais d’Hollywood, ont largement participé à ma fascination pour l’Afrique et l’Inde au XIXe siècle, mais aussi le Moyen-Orient, autant de territoires qui passeront en grande partie sous la coupe des Britanniques.

Dans le même temps, mon ardente passion pour la chose militaire aidant -enfant, je ne percevais nullement l’horreur et la cruauté de la guerre-, ce seront les récits des conquêtes coloniales, ayant été particulièrement sensible au pouvoir d’attraction des récits de la guerre des Boers, de celle contre les Zoulous, de Gordon à Khartoum, des Boxers ou encore du Raj. Les personnages hauts en couleur que l’ont croise ne font qu’ajouter à l’intérêt de ces lectures (et des oeuvres du 7e Art: je demeure un inconditionnel deZoulou, Khartoum ou encore deL’Homme qui voulait être roi), outre le fait que l’a constitution l’édification de l”Empire britannique à l’ère victorienne s’avère tout à la fois spectaculaire et remarquable.

Par ailleurs, le caractère exotique de certaines contrées, le désert, la jungle ou la savane, ont toujours exercé un fort pouvoir d’attraction chez moi, au-delà d’une attractivité pour les beautés naturelles et sauvages (j’aime tant le désert…) ou de mon intérêt pour la faune chez le passionné des animaux que je suis (n’ai-je pas tenté d’être vétérinaire?), et c’est tout naturellement que les campagnes des deux guerres mondiales s’étant déroulées en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Afrique noire et en Birmanie ou en Nouvelle-Guinée m’ont toujours le plus passionné.

Or il se trouve que, lors de ces deux guerres mondiales, c’est l’Empire britannique qui est à l’oeuvre sur ces théâtres des opérations, qui mêlent parfois l’aventure à la guerre, l’épopée mythique à la bataille plus classique: que l’on songe à Lawrence d’Arabie, à Ralph Bagnold et le LRDG, à David Stirling et au SAS, aux “Chindits” de Wingate, à la lutte menée contre Lettow-Vorbeck dans le Sud-Est africain allemand, etc.

Normand, fils de parents libérés en 1944 par des Britanniques, j’ai grandi dans une région marquée par le souvenir d’une campagne de la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle les Britanniques ont assuré un rôle majeur, mais aussi marquée par le souvenir de la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et des liens qui ont ensuite perduré, notamment sous les Plantagenêts. Collectionneur lors de mon adolescence, j’étais estampillé “Empire britannique”, car les pièces que je recherchais le plus se rattachaient à ses armées.

Il m’a toujours été insupportable qu’on limite le Jour J à la seule participation américaine (bien qu’admirateur de l’US Army de l’époque), que la contribution des Britanniques à la victoire soit minorée (pis, qu’on se focalise sur Dunkerque et Mers-el-Kébir) : on y décèle une sorte de mépris envers les Anglais, ainsi que des contresens historiques.

Devenu auteur d’articles puis de livres, je n’ai eu de cesse de vouloir rendre justice à des forces armées trop souvent oubliées, à tout le moins négligées et, trop souvent en France, déconsidérées. Ce n’est pas un hasard si, en 2010, mon premier article publié (dans feu 2e Guerre Mondiale Magazine) portait sur un épisode de la campagne de Birmanie. Mais ce fût ensuite la frustration et la difficulté de faire original et de sortir des sentiers battus faute de pouvoir faire publier quoi que ce soit centré sur les armées de l’Empire britannique…

Jusqu’à ce que Christophe Parry, mon éditeur des Editions Perrin, me fasse confiance et m’offre l’opportunité d’écrire et de publier enfin des ouvrages centrés sur l’armée britannique (dans le sens impérial du terme), sans doute les livres parmi ceux qui me tenaient le plus à coeur d’écrire, et je suis le seul à me pencher sur le sujet en France.

Ce n’est qu’un début. De beaux projets sont en cours…

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